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Ascenseur social : j’aimerais votre avis

publié le 30/03/2009 par dans Afficher dans Méthode, Etudes et argent, Vie étudiante

Avez-vous lu l’article du Monde daté de mardi 10 mars ? il y est question de la concertation lancée par Martin Hirsch sur la jeunesse. Les constats sont alarmants: chômage, abandon scolaire, sentiment de désillusion quant à « l’ascenceur social »…

Je voudrais vous demander votre avis sur ce dernier point, que nous avons déjà abordé plusieurs fois.

Le modèle de l’école de la République reposait (fait encore semblant de reposer?) sur quelques  principes. D’abord le mérite et son pendant, l’égalité (ou l’égalisation) des chances. L’école promeut ceux qui travaillent quelque soit leur origine sociale. D’où le système de l’ascenseur social, la promotion offerte par l’école aux enfants de familles modestes. Des familles ont ainsi investi dans les études d’un enfant « doué » et qui porte les espoirs.

Ces modèles ont-ils encore un sens alors que l’accès aux études supérieures s’est massifié ?

Mais il y a encore un principe, celui de la non sélection à l’entrée de l’Université. Trouvez-vous que ce principe est compatible avec les deux autres ? (il y a bien un moment où il faudra sélectionner, non ?)

Et comment remédier à ces contradictions ?

Commentaire(s)

  1. Le problème de la sélection à l’université c’est qu’elle a lieu à la fin du Master 1 pour l’entrée en Master 2. Il faut une sélection mais la placer à ce niveau n’est pas pertinent (du moins, c’est ce que nous en pensions). Après 4 années d’études, se faire recaler si près du but et prendre le risque de ne pas avoir un Master 2 c’est vraiment révoltant. S’il doit y avoir sélection pourquoi ne pas l’avoir placé à la fin de la Licence?!

    A l’entrée de l’université, non…je ne vois pas trop l’intérêt. Surtout qu’en première année peu de gens savent réellement ce qu’ils veulent faire. La sélection doit être passée à un moment où l’étudiant a déjà pris connaissance de toutes les opportunités qui s’offrent à lui et a choisi sa voie. A la fin de la Licence par ex.. Le DEUG est trop théorique pour la placer juste après.

  2. Bonjour,

    Déjà, il faut arrêter de croire à l’égalité des chances. Les grandes écoles, ce n’est pas pour les « prolo », quoi qu’on en dise… J’ai moi même été recalée à l’oral de Sciences po Paris, non en raison de mes compétences, mais parce qu’on m’a reproché d’avoir bossé à McDo et non d’avoir fait des stages pendant l’été. Sauf que la fac, il faut bien la payer.

    Il est clair que je ne crois plus à l’ascenseur social, qui existait pourtant bel et bien il y a 20/30 ans. Maintenant…

    Regardons encore l’exemple des enfants en primaire/collège. Essor du soutien scolaire chez les classes moyennes à riches, et qui s’occupe des enfants des ZEP ?

  3. Puis-je vous faire remarquer, Claire, que vous nous faites part de votre avis sur les raisons de ce refus à Sciences Po; Richard Descoings fait des efforts très marqués pour une meilleure mixité sociale, et il me paraît un peu contradictoire de vous « reprocher » de financer vous-même vos études. D’ailleurs, l’entreprise Mac Donald est un terrain d’observation tout à fait intéressant, je pense.
    Et vous êtes vraiment sûre que les ZEP (le p, c’est quand même pour « prioritaire ») sont exclues du soutien scolaire ?
    Par ailleurs, ce n’était pas complètement mon propos. Je me (je vous) demandais si la massification des études supérieures était compatible avec l’effet d’ascenseur social qu’on leur prête.

  4. bonjour,
    comme le fait remarquer aurélie, beaucoup d’étudiants ne savent pas ce qu’ils veulent faire de leur vie pro. alors avant de parler de selection à l’entrée de l’université, parlons plutot d’orientation ! et d’une orientation positive faite de choix, d’information voire d’accompagnement tout au long de la scolarité, pas cet écremage qu’on appelle université ou école de la république.
    parce qu’à mon avis voilà où en est l’école. elle devient de plus en plus ghettohisée (comme la géographie de nos villes), il y a de moins en moins de mélange. et les efforts faits sont faibles pour tous ceux qui ne rentrent pas dans le système ; là c’est exclusion scolaire et autres voies de garage. on a tous à l’esprit le dénigrement des filières professionnelles en collège ou lycée (alors que savoir faire qqe chose de ces 10 doigts c’est quand même pas mal !), le choix de tel établissement plus réputé par le jeu du choix des options, etc…
    ceux qui réussissent aujourd’hui sont ceux qui ont la chance d’avoir des parents informés sur les meilleures filières à suivre et/ ou qui ont les moyens de payer pour ces cours de soutien scolaire si à la mode en ce moment.

  5. On a quand même plus de difficultés lorsque l’on vient de ZEP, malgré le P. Et c’est paradoxal. Peut-être que les choses ont changé depuis 5 ans. Mais je me souviens encore qu’il y a 5 ans, venir d’un ZEP était un handicap. Nous n’avions même pas de soutien scolaire et encore moins de soutien tout court. Et j’ai encore mieux vu ce décalage lorsque nous avons postulé pour rentrer en prépa. Et d’ailleurs la connaissance de ces fameuses classes est issue d’un pur hasard (encore une fois aucune information au lycée…). On était en quelque sorte livré à nous même. Et quand j’ai eu l’occasion de voir l’envers du décor lorsque j’ai été admise en prépa (et nous n’étions que 2 de ces fameux ZEP à avoir eu cette chance) et que j’ai pu voir la différence et bien c’était tout simplement hallucinant. J’espère que les choses ont changé depuis mais le P de ZEP était plus « Paradoxal » que « Prioritaire » à « l’époque ».

  6. Je ne crois pas que la massification des études supérieures soit compatible avec l’ascenseur social. Il y a de plus en plus de (sur?)diplômés par rapport au nombre de postes cadres offerts. D’où le déclassement constaté pour certains et la désillusion qui s’en suit…

  7. Je pense que nous visons trop haut.
    L elite c est bien mais les entreprises ont aussi besoin de gens avec une tete bien faite, qui demarre en bas (on s entend sur en bas) et qui vont se former et progresser au sein de l entreprise ..
    L entreprise joue elle aussi son rôle de formation, qui me semble primordial dans les Ressources Humaines aujourdhui.
    Le hic c est que bon nombre d entreprises se battent pour attraper les memes diplomes et oublient d avoir une politique RH pour se constituer des forces vives tout au long de leur vie ..
    Oui je pense que nous allons trop loin dans les etudes et que nous ne sommes pas assez « terrain » et « pragmatique ».
    Pour avoir un ascenseur social encore faut il pouvoir monter !!!! et pour monter encore faut il fare ses armes sur des metiers qui le permettent !! sur le terrain donc !!
    Une ecole comme sciences po represente bien cette realite > une elite mais pour quels jobs ? aujourdhui Sciences Po avec son socle de culture ge + une population de bon niveau a oriente ses etudiants vers de veritabes specialites mais avant ??? que faisaient ils ? un peu de tout .. culture, RH, journalisme, politique etc etc ..
    Qui plus est c est en bossant que l on se decouvre vraiment ! choisir un metier a l ecole me semble meme incoherent quelque part.
    Donc arretons de « massifier » > soyons plus pragmatique, ayons des formations elitistes mais ensuite revoyons notre copie pour le plus grand nombre.

  8. Pour faire écho à Étienne, j’ai lu une interview du DRH de la branche hôtellerie du groupe ACCOR (Novotel, Ibis, Mercure, etc.) qui disait qu’il n’y avait pas d’ascenseur social chez eux mais un escalier, dont il fallait monter les marches.
    Je me sens très proche de l’esprit de la note d’Etienne, pour autant je ne suis pas sûr que nous -vous, plutôt.- fassiez trop d’études. La complexité, l’enchevêtrement des disciplines et des sciences font que pour évoluer (prenez ça dans les deux sens du mot) nous devrons (cette fois je suis dans le même bain que vous) avoir des capacités à comprendre, à changer, à inventer de nouvelles façons de faire. Plus on a fait d’études, plus on est outillé intellectuellement, en principe au moins, pour cela. L’apprentissage nous apprend à faire pareil, mais il nous faudra aussi savoir faire autrement.

  9. On est d accord. C est come les gens qui me disent « ca sert a rien de faires des etudes CAR tous chomeurs » .. stupide !
    Bien entendu que je pousserai mes enfants a faire des etudes de bon niveau ! maintenant je ne perdrai jamais de vue que tout commence aussi apres » !

  10. En reponse au commentaire de Claire vous avez repondu ceci:

    « Puis-je vous faire remarquer, Claire, que vous nous faites part de votre avis sur les raisons de ce refus à Sciences Po; Richard Descoings fait des efforts très marqués pour une meilleure mixité sociale, et il me paraît un peu contradictoire de vous “reprocher” de financer vous-même vos études. D’ailleurs, l’entreprise Mac Donald est un terrain d’observation tout à fait intéressant, je pense.
    Et vous êtes vraiment sûre que les ZEP (le p, c’est quand même pour “prioritaire”) sont exclues du soutien scolaire ?
    Par ailleurs, ce n’était pas complètement mon propos. Je me (je vous) demandais si la massification des études supérieures était compatible avec l’effet d’ascenseur social qu’on leur prête. »

    Alors que vous ne soyez pas d’accord avec ces propos c’est une CHOSE (même si il est difficulté voir suspect de ne pas être d’accord avec de telles evidences)……
    Mais, ce qui choque, C’est bien votre dernière phrase ou vous pretendez qu’elle serait HORS SUJET alors que vous sollicitez des avis sur LA SELECTION!!!! (donc bien en rapport avec le critère d’entrée à Sciences PO!!!). Je pense pour ma part que vous n’avez pas apprécié son commentaire et que vous vous laissez aller à une réaction purement PUERILE!!!!!!

  11. James, ne vous fâchez pas voyons.
    Je n’ai pas à porter de jugement sur ce que dit Claire et je ne crois pas l’avoir fait.
    J’ai posé les questions que ses propos me suggéraient. Sur une discrimination sociale à l’entrée de Sciences Po alors que je sais que R Descoing, son patron, cherche au contraire à développer à fond la mixité sociale, sur le fait qu’on assiste à l’essor du soutien scolaire pour les riches et pas en ZEP. Sans être en rien spécialiste je me posais la question sur l’exclusion des ZEP de ce dispositif.

    Enfin, mon billet-question portait sur la massification des études supérieures et le fait qu’elles risquent, du coup de ne pas être un moteur de promotion sociale aussi efficace qu’autrefois…
    Je n’ai pas dit à Claire que son commentaire était hors sujet, mais que ce n’était pas complètement mon propos.

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