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Subjectivité et objectivité en entretien

publié le 12/01/2009 par dans Afficher dans Méthode, Passer un entretien

On a parlé récemment de reformulation, pour sortir d’une situation « piège » en entretien. Reformuler une question pour bien la comprendre, pour la transformer un peu afin d’y apporter une réponse qui vous convienne, pour « rebondir » et avancer vos arguments. Reformuler une objection pour pouvoir y répondre.

Exemple : « Vous êtes trop jeune ».

Répondre à cela n’a aucun sens, c’est un jugement, vous ne pouvez rien au fait que ce recruteur vous juge trop jeune. Il ne se place pas au niveau des faits, mais au niveau de la relation (qu’il a, lui, avec les faits).

Deux reformulations sont possibles :

-> Une reformulation miroir pour l’amener à préciser sa pensée, et, espérons le, à revenir au niveau des faits : « Trop jeune… ? » Le ton doit être au moins autant celui de la réflexion (je cherche à comprendre) que celui de la question (que voulez-vous dire par là ?) Ne dites rien d’autre. Silence. Sinon, il (elle) ne dira rien. Normalement votre reformulation doit l’amener à lui aussi reformuler son propos de façon plus précise. A cette nouvelle formulation, vous devriez pouvoir répondre, car elle se situera sans doute à un niveau plus factuel. « Vous n’avez pas d’expérience », par exemple. « Oui, mais mes stages m’ont permis de… / Mon travail de fin d’études dans les conditions du réel… »

-> Vous pouvez aussi aussi reformuler en fractionnant l’affirmation-jugement en plusieurs composantes, celles-là plus factuelles. « Vous dites que je suis trop jeune, je suppose que vous voulez dire par là que je manque d’expérience ? »

Passage du niveau de la relation au niveau des faits ou l’inverse? L’essentiel est de se placer au niveau le plus approprié lorsqu’on répond à une question, mais aussi lorsqu’on en pose une.

– Le recruteur : « Combien de personnes dans cette entreprise où vous avez fait votre stage ? »
– Le candidat : « C’est une assez grande entreprise, en tous cas structurée comme telle » (vous savez que les 1000 salariés de cette entreprise feront pâle figure auprès des 15 000 de la société où vous postulez).

Ou, à l’inverse :

– Le recruteur : « Oui, mais c’est une expérience très courte, ça. »
– Le candidat : « 6 mois, qui ont été en fait découpé en trois temps… »

Entraînez-vous à passer ainsi de l’objectivité à la sujectivité. C’est très utile.

Par exemple, pour moi un vieux film, c’est un film des années 50 ou 60. Pour vous ?

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