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Les jeunes ne partent pas (tant que ça) à l’étranger

publié le 04/12/2008 par dans Afficher dans Marché, Etudes et argent, Vie étudiante

Je croyais que les jeunes étaient aujourd’hui internationaux ou en tous cas européens dans l’âme. Que les frontières n’avaient plus de sens pour eux, qu’ils étaient aussi xénophiles que leurs parents avaient pu être xénophobes. 

Un article d’Educpros me ramène durement à la réalité : les étudiants sont assez peu mobiles, et même 4000 bourses Erasmus sur les 27000 proposées n’ont pas trouvé preneur. Selon cet article, seulement 4% des étudiants européens peuvent faire état d’un séjour à l’étranger.

Il y a des obstacles, c’est clair, le coût financier au 1er rang, et certains craignent qu’il soit difficile de trouver un job pour compléter la bourse. Mais une étude du Centre d’analyse stratégique détruit aussi deux présuposés : la pulsion voyageuse des étudiants / l’avantage réel d’avoir un diplôme étranger en plus de son diplôme français.

Il est clair que l’image qu’on a des séjours Erasmus n’est pas précisement celle de l’exigence académique, ni même linguistique, les « Erasmus » se retrouvant entre eux. « Give mi  heu vodka » et « Aie woude laïque tou dannse wize you », ils savaient déjà le dire avant de partir, somme toute.

Du coup, le gouvernement cherche des moyens de favoriser le développement de ces cursus à l’étranger.

Commentaire(s)

  1. Bonjour,

    Ayant passé 2 ans à l’étranger pendant mon cursus ESC, je me sens assez concerné par le sujet…et j’avais lu un article avec les mêmes conclusions lorsque le gouvernement avait reçu une étude sur le sujet le mois dernier…

    Bref, j’ai l’impression même si les chiffres restent bas, j’ai l’impression qu’ils sont un peu tous mélangés…Ici on parle de 4% d’étudiants Européens, mais dans un autre article, on peut voir que 30% des étudiants Français ont bénéficié d’ERASMUS en 2006. Ce qui voudrait tout de même dire qu’il y a de grandes disparités entre les pays Européens. Ce qui n’est d’ailleurs pas surprenant, si l’on reprend ne serait-ce que l’argument financier: De ce que je sais des bourses ERASMUS, pour un étudiant Français, c’est entre 1000 et 1500€ pour un an. Si 30% des étudiants Français ont les moyens de compléter leurs frais de vie à l’étranger, comment voudriez-vous, par exemple, qu’un étudiant venu d’un des pays de l’est puisse survivre en France avec la même bourse?
    http://www.educpros.fr/nc/detail-article/h/114d37633f/a/etudiants-a-l-etranger-la-france-au-deuxieme-rang-derriere-l-allemagne.html

    Par ailleurs, ce qui est du diplôme étranger en plus du diplôme Français, il faut savoir que si ça peut permettre de travailler une langue, le stage étant un principe Français, il ne sera pas proposé en fin de cursus à l’étranger. Hors, en France, les stages de fin d’études sont devenus un vraie porte sur l’emploi: Le diplômé étranger se met un peu en difficulté en s’interdisant cette possibilité de faire un stage. Sans compter le fait qu’il est déjà assez difficile pour un recruteur de connaître tous les diplômes de France, alors s’il devait connaître (et intégrer dans sa grille des salaires) aussi les diplômes les diplômes étrangers…
    Bref, l’étudiant qui part pour un diplôme étranger doit bien être préparé à affronter ces difficultés et à valoriser son expérience (et non son diplôme) lors de sa recherche d’emploi…

  2. Vous n’avez dans ces chiffres que le reflet des faits et non de l’envie de travailler et stager à l’étranger. Je suis étudiant et j’ai effectué mon stage de MII Pro au Brésil : les inconvénients qui me gênez étaient , effectivement, la valorisation de cette expérience et ses débouchés. Cependant, on y gagne une langue, un enrichissement personnel, et un signe d’une volonté internationale… Aujourd’hui, je recherche un emploi et je m’aperçois que les recruteurs se montrent perplexe façe ça.
    Pour ma part, si l’état veut promouvoir ce type d’engagement il devrait motiver les employeurs qui dénigrent ces expériences car elles leurs semblent, peut être, de moins bon niveau qu’en France.
    Dans un deuxième temps, il pourrait aussi favoriser le réseau international des université avec le reste du monde (universités et entreprises).

  3. Le problème, c’est surtout qu’un an en Erasmus, ce n’est qu’un début pour acquérir un profil International, parceque ce n’est pas assez pour devenir bilingue, ni même pour réellement s’acculturer, or ce sont les deux qualités qui intéressent les entreprises…

  4. Emploi à l’international : nouvelles mesures pour les VIE

    Anne-Marie IDRAC annonce l’entrée en vigueur des nouvelles mesures en faveur des VIE :

    Anne-Marie IDRAC, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, a ouvert le 10ème Forum VIE vendredi 16 octobre 2009. A cette occasion, Anne-Marie IDRAC a annoncé l’entrée en vigueur des mesures sur lesquelles elle s’était engagée le 16 juin 2009 au salon Planète PME à Paris.
    A destination des PME et TPE, le VIE multicartes permettra à des primo-exportateurs ou à des institutionnels (fédérations professionnelles, pôles de compétitivité, collectivités territoriales) d’utiliser une partie du temps d’un volontaire international en entreprise qui sera hébergé dans un bureau Ubifrance à l’étranger.

    Afin de réduire l’impact du recours à un VIE sur la trésorerie des entreprises, les cautions demandées ont été fortement réduites : -37% pour un VIE en Chine, -62% au Japon, -57% aux Etats-Unis. Le remboursement de ces cautions a également été accéléré. Les deux tiers des entreprises utilisatrices de VIE bénéficient de cette mesure.

    Enfin, dans le cadre du projet de loi relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie, adopté le 14 octobre 2009, les VIE sont comptabilisés aux côtés des salariés en alternance pour déterminer le taux de la taxe d’apprentissage versé par les entreprises de plus de 250 salariés. Cette mesure représente une forte incitation au recours aux VIE, en l’intégrant structurellement dans la stratégie fiscale des entreprises.

    Anne-Marie IDRAC a déclaré :

    « Le Volontariat International en Entreprise doit être encouragé. Il s’agit d’un formidable catalyseur pour l’employabilité des jeunes, avec 70% des VIE qui trouvent un emploi dans le mois suivant la fin de leur volontariat. C’est également un levier pour l’internationalisation de nos entreprises : beaucoup de VIE sont en charge de la prospection de marchés étrangers et la recherche de partenariats. Les mesures que j’annonce aujourd’hui rendent le dispositif plus attractif. Nos entreprises, en particulier les PME et les Entreprises de Taille Intermédiaire, disposent désormais d’outils leur permettant, dans le contexte actuel de crise, de se saisir les opportunités de développement à l’international. »

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