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Les universités (enfin) évaluées

publié le 20/10/2008 par dans Afficher dans Marché, Cursus/études, Etudes et argent

L’université selon Valérie Pécresse entre dans l’ère de l’évaluation.

Selon des critères stricts, les projets et les actions seront passés au crible et permettront à certaines universités d’être plus et mieux financées. Je ne suis pas compétent pour évaluer le détail des mesures annoncées. Mais sur le principe, j’applaudis avec enthousiasme.

Le milieu universitaire est souvent agacé par les moyens (et l’image) dont disposent les écoles (ingénieurs, ESC) et certains établissements privés (cathos, par exemple) pour fonctionner. Mais accepterait-il de se plier aux exigences qui pèsent sur ces écoles ? Serait-il aussi impliqué dans le changement, devenu permanent dans ces milieux pour résister à la pression concurrentielle ?

Je crois que ce qui plombe nos universités, dont le niveau académique est, dit-on, très bon, ce n’est pas de devoir assumer le service public, l’enseignement supérieur pour tous. C’est de se réfugier derrière cette obligation, qui est noble, pour organiser l’opacité, se contenter de l’auto évaluation, des arrangements entre soi. Je pense que ceux qui sont allés en fac savent de quoi je parle. La congruence n’est pas toujours au rendez-vous. Même si des tas de profs se dévouent, dans des conditions morales (les relations avec les étudiants ne sont pas vraiment gratifiantes) et matérielles (moyens dérisoires, locaux sinistres, salaires pas terribles) très dures.

Commentaire(s)

  1. Je rajoute qu’il faut, a l’etranger, aller vers des universites du plus haut niveau (meme aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne) pour trouver une qualite d’education a peu pres comparable a ce que nos grandes ecoles offrent (et encore…)

  2. Ah, l’éternel adage de penser que les « universités » sont les parias de l’enseignement supérieur.
    Désolé, mais je dis non.
    Tout récemment diplômé d’un Master 2 en Commerce International dans une Université du sud de la France, je suis tout à fait satisfait de ma formation (qui plus est donnée par des professeurs de l’Euromed Marseille, de l’IAE d’Aix & de l’EM Lyon).
    Les installations sont au rendez-vous, nous avons d’ailleurs eu la possibilité de participer à une « compétition » pour les jeunes entrepreneurs via le logiciel Globalview (l’ESSEC faisait partie de nos concurrents).
    Étant désormais jeune cadre au sein d’une entreprise internationale, je ne me sens aucunement inférieur (intellectuellement et académiquement parlant) aux ESC et autres écoles d’ingénieur.
    Je trouve qu’au contraire, les Masters en université cumulent deux forces, un accompagnement très important (nous ne sommes qu’en général 20 élèves) tout en nous apprenant à appréhender et être pro-active face à la réalité du monde du travail.
    Comparez s’il vous plaît ce qui est comparable ; oui, il est vrai que faire un Master Recherche en Sciences Humaines n’aide pas pour trouver un travail mais ne stigmatisons pas l’université à ces formations destinées à former le futur corps enseignant de notre cher pays.

  3. Bonjour,

    Ayant décroché deux Masters, l’un en France dans une grande école et l’autre au Royaume-Uni dans une université « réputée » (entendez classée dans le FT et accréditée EQUIS, AACSB et AMBA), j’ai pu constater que ce sont deux approches différentes de l’enseignement; l’une n’est pas meilleure que l’autre, c’est tout simplement différent.

    Comme Rémi, Je pense que l’université offre un certain nombres de cursus de qualité, en termes de pédagogie et d’exigence académique, avec des professeurs aussi compétents que dans les Grandes Ecoles, quand ce ne sont tout simplement pas les mêmes. En revanche, à mon avis la force des grandes écoles réside dans la flexibilité du programme et dans les moyens mis en place pour développer le réseau des diplômés, ce qui permet d’améliorer les relations avec les entreprises et, de façon générale, l’image de la formation.

    En ce sens, je pense que les universités, IAE, et IUP ont « un train de retard », qu’ils sont, certes en train de combler, et que, comme le souligne M. Blanc, ils vont d’autant plus avoir l’opportunité de combler maintenant qu’on leur en laisse la liberté. De même, je trouve le titre de l’article plus que justifié: Je connais beaucoup de classements de Grandes Ecoles, par contre, je ne connais aucun classement des universités (en France, et sur des critères professionnels – je ne parle pas du fameux classement de Shangaï).

    Et vous ?

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