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Etre jugé sur son look : discrimination ou non?

publié le 06/10/2008 par dans Afficher dans Marché, Afficher dans Méthode, Passer un entretien, Vie en entreprise

Fabrice a fait un commentaire au billet sur le recrutement impartial.

Je suis évidement d’accord avec sa conclusion : « le recrutement qui discrimine selon l’age, le sexe, la race etc. n’est pas seulement mal […], il est surtout totalement inefficace et coupe les entreprises de beaucoup de forces très talentueuses ».

Je voudrais souligner ici les effets pervers du « politiquement correct » que Fabrice, volontairement ou non, fait ressortir.

Est-il impartial, après n’avoir pas demandé son âge à une personne, de ne pas le recruter en raison de son « air trop vieux » comme l’écrit Fabrice ? (notez que je n’ai pas écrit « la refuser », ou « l’éliminer ») ? Quoi de plus subjectif, et donc partial que l’air, la mine, l’apparence ? Et pourtant comment nier que cette apparence peut jouer un rôle dans le job ? Mannequin, hôtesses ou hôtes, commerciaux doivent être au minimum en cohérence avec l’esprit, l’univers des produits ou services qu’ils vendent. Imaginez-vous un conseiller de vente dans un magasin de sport qui serait obèse, apoplectique et n’aurait pratiqué le sport qu’il y a plusieurs centaines d’années et sous la contrainte ?

Enfin, il y a une exception à cette question sur le look : il semble que beaucoup d’entreprises et encore plus d’organismes non lucratives et de structures publiques se soient donnés le mot pour recruter et maintenir en poste des standardistes, des personnes en charge de l’accueil dont la voix, l’attitude, le look, la motivation se combinent pour en faire une efficace protection anti-client (ou anti-usager).

Regardez la vidéo à la une d’apec.fr cette semaine, à ce sujet.

Commentaire(s)

  1. Jean-Marie,

    la discrimination n’est pas une question de subjectivite ou d’objectivite des criteres sur lesquels on recrute, mais de pertinence des criteres sur lesquels on recrute, parceque des tas de criteres sont objectifs pour un recrutement, mais non pertinents (la couleur de peau, la taille, l’age) tandis que d’autres sont subjectifs mais peuvent etre pertinents (l’age apparent, la facon de s’habiller, le charme, etc.)
    l’impartialite est encore une notion differente de la discrimination. Un recrutement est d’habitude partial, puisque le recruteur recrute d’apres SA subjectivite, et on n’y peut rien, il faut l’accepter (ou alors, il faut rentrer dans les recrutements a 5 recruteurs ou, finalement, la subjectivite fait place a l’office politics)

    Quant a la remarque sur l’accueil dans les administrations et assimilees, je me sens un peu tente d’abonder, meme si le sarcasme est la forme la plus basse de l’esprit… C’est une tradition reconnue de l’administration Francaise (ca apparait dans les rapports sur la reforme de l’administration, comme le rapport Picq de 1995) que les administrations placent d’habitude les agents a problemes dans les postes de contact avec les usagers (reception, etc.)

  2. Il n’y a pas, et de loin, que les administrations pour adopter une telle politique. d’ailleurs, les salariés sont aussi sur cette longueur d’onde. Au lieu de constater que le premier contact est capital, on considère que ces postes sont les moins qualifiés. Quel dommage.

  3. Jean-Marie,

    c’est vrai pour toutes les fonctions de l’entreprise: bien peu de marques sensibilisent leurs employes au fait que meme s’ils ne sont pas commerciaux, ils representent leur entreprise et leur marque, mais heureusement, il y a Apple…

  4. Avec la méthode de recrutement actuelle, il est impossible de faire autrement. Alors vous justifiez vos actes pour vous rassurer à vous recruteur d’avoir donné le meilleur pour être au plus près du recrutement.

    Ce doit être éprouvant à vivre au quotidien, surtout lorsqu’on s’apperçoit que malgré ces efforts on ne peut éviter d’être discriminant. Et lorsque vous voyez la HALDE arrivée pour veiller à ce que vous soyez juste, vous allez opter non plus sur le talent, mais sur la diversité pour répondre à ces attentes.

    Il existe aujourd’hui une méthode qui permet de recruter sans discriminer et c’est garantie car il n’y a aucune comparaison d’appartenance à un groupe (diplôme, genre, âge, etc).

    J’en suis l’auteur, aussi si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

  5. Patricia, ce que je comprends de votre méthode après être allé regarder sur votre blog et votre site (aquilae) me laisse penser que nous partageons des convictions professionnelles. Votre travail, dont je ne peux juger que le principe, l’esprit, est en effet proche de travaux de l’Apec actuellement en expérimentation chez certains de nos clients.
    La prudence m’incite cependant à me méfier de ce qui m’est présenté comme l’outil final, celui qui fera remiser tous les autres au grenier. Le recrutement, je ne vous l’apprends pas, est une question délicate, parce que la réussite dans une fonction et au sein d’une équipe dépend de facteurs très nombreux et parfois très subtils, parfois de critères qu’il est interdit d’évoquer. pendant la sélection. Mon petit billet avait justement pour objet de faire remarquer qu’on va souvent vite en besogne à propos de « discrimination ». Lutter contre le racisme, le sexisme, le clanisme, ça, oui. C’est un noble but.
    Au passage je regrette encore une fois que ce mot soit ainsi détourné de son sens. Discriminer, c’est faire des différence.

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