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Noël a trouvé un job et nous écrit

publié le 28/08/2008 par dans Afficher dans Méthode, Passer un entretien

J’ai demandé à Noël, qui suit fidèlement ce blog et dont les commentaires m’ont déjà inspiré plusieurs posts, de nous raconter la façon dont il a récemment trouvé un job. Je lui laisse la parole :

« Je me suis retrouvé sur le marché de l’emploi de façon inattendue, en octobre dernier, après un stage dans un secteur actuellement porteur, celui du conseil en organisation. La fournée des jeunes diplômés était passée et il allait falloir jouer serré… Grâce à mes contacts, j’ai pourtant obtenu rapidement des rendez-vous – mais rien de très concluant. De plus, j’avais démarché ou rencontré bon nombre de sociétés pour mon stage de fin d’études, qui n’ont peut-être pas souhaité réexaminer ma candidature après seulement quelques mois.

Après plusieurs mois de recherches et de nombreux entretiens sans suite, mes réflexions m’ont amené à rechercher dans mon caractère, et plus particulièrement dans ma réserve, les raisons de mes échecs en entretien. J’ai franchi une étape supplémentaire avec le travail que je menais en parallèle avec un coach, qui m’a amené à prendre conscience de certains traits de caractère : tendance à intellectualiser, réserve qui peut passer pour un manque d’intérêt pour le poste. En effet, s’il me semble vain de chercher à changer de caractère pour « s’affirmer », identifier certaines de ses attitudes, de ses réactions constitue un premier pas pour adapter son comportement – il est aussi intéressant de se demander comment l’on réagit dans une situation, un contexte donné. De plus, cette prise de conscience est bien entendu utile dans un contexte professionnel : dans mon cas, le consultant est amené à être en contact avec les clients, ou par exemple à accompagner le changement dans une organisation.

Je suis également passionné par la réforme de l’Etat et des administrations et ai eu la chance de rencontrer des sociétés positionnées sur le créneau du conseil à ces organismes : il était alors plus facile de faire parler mon enthousiasme. S’il doit venir naturellement – sans le forcer – d’un intérêt fort pour un secteur, une fonction, cet enthousiasme passe par des attitudes, des mots employés… Je reprendrai ici l’exemple choisi par la personne avec qui j’ai travaillé, après que je lui ai fait part de mon malaise devant l’expression « savoir se vendre en entretien ». Il s’agit d’aborder l’entretien d’embauche comme une situation d’avant-vente, où l’on « vend » certes un produit (soi-même), mais comme une situation qui ne sera satisfaisante pour les deux parties que si les besoins du client (de l’employeur) ont été compris et que l’on peut y répondre : cela suppose de poser des questions, ou d’engager une discussion sur l’avenir d’un secteur, les problématiques des clients – cela à aide à voir les conceptions d’un employeur potentiel, et à montrer son intérêt en relançant la discussion, en discutant de certains points.

Ce travail sur mon attitude en entretien, conjugué à une conjoncture favorable ainsi qu’à une relative pénurie de jeunes diplômés au début de l’été m’a permis d’obtenir récemment quatre contacts intéressants et de choisir la proposition qui me plaisait le plus. »

Commentaire(s)

  1. Felicitations pour ton job Noël!
    Si tu n’y vois pas d’inconvénients, je vais me servir de tes techniques pour degoter un job en accord avec mon cursus universitaire…

  2. Bonjour Jean-Marie, j’espère que vous avez passé un été agréable, comme tous les lecteurs de ce blog.
    J’ajoute que j’ai trouvé cet emploi grâce à un site de mise en relation professionnelle.

  3. Je trouve ce témoignage extrêmement riche. Ce jeune a fait un vrai travail sur lui-même qui a consisté à faire l’effort de mieux connaître sa personnalité (« tendance à intellectualiser, réserve qui peut passer pour un manque d’intérêt pour le poste ») et, dans le même temps, à identifier ces centres intérêts professionnels (« Je suis également passionné par la réforme de l’Etat et des administrations ») pour adapter son mode de communication en entretien (« il était alors plus facile de faire parler mon enthousiasme. S’il doit venir naturellement – sans le forcer – d’un intérêt fort pour un secteur, une fonction, cet enthousiasme passe par des attitudes, des mots employés »).

    Il s’est au final retrouvé dans la situation très favorable de pouvoir choisir son poste : « [Ce qui] m’a permis d’obtenir récemment quatre contacts intéressants et de choisir la proposition qui me plaisait le plus. »)

    Pour autant, il ne s’est pas renié : c’est de toute évidence un analysant (« tendance à intellectualiser ») comme le suggère les dernières phrases de son post : « Ce travail sur mon attitude en entretien, conjugué à une conjoncture favorable ainsi qu’à une relative pénurie de jeunes diplômés au début de l’été […] ».

    C’est donc la bonne nouvelle de la rentrée : on peut trouver un emploi sans avoir à se renier !!!

  4. Merci de cette analyse, J.C.(c’est le prénom de ce « consultant JD ») , je la partage complètement.

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