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La gentillesse, qualité ou défaut?

publié le 16/06/2008 par dans Afficher dans Méthode, Passer un entretien

C’était il y a quelques années, nous étions trois à mener un entretien de recrutement dans une structure importante. Devant nous, une jeune candidate plutôt confuse. Elle nous avait prévenus : « Je n’aime pas parler de moi, ça m’embarrasse ». Mais nous l’avons quand même relancée. « Quelles sont vos principales qualités ? »
– Je suis adaptable.
– Hmmm… ? (déçus : c’est bien commun, ça…)
– Heu…
– Oui ?
Et là, après un assez long silence, elle a dit en rougissant : « je crois que je suis gentille ». D’où sa confusion. Ce ne sont pas des choses qui se disent en entretien, n’est-ce pas ?

Aucun d’entre nous n’a pensé que c’était ridicule. Nous avons ressenti que cette jeune fille était sincère, et que, oui, elle était sans doute gentille. Le fait d’avoir une vraie personne devant nous a permis à cet entretien de « décoller ». Etait-ce une faiblesse pour le poste en question ? En quoi ? Se souvient-elle de circonstances où cette gentillesse s’est exprimée ? Comment ? En quoi cela l’a-t-elle servie, ou desservie ?

Vous, là, le cynique, qui pensez « quelle faiblesse ! », avez-vous envisagé à quel point c’est un atout, dans la relation aux autres, que d’être considérée comme une personne gentille ? Avez-vous remarqué comme nos défenses tombent devant certaines attitudes ouvertes, douces, diplomates ? Et aucun autre candidat n’a atteint ce degré dans l’échange. On a rencontré des des dynamiques, des battants, des curieux, des persévérants, des motivés… mais de gentille, il n’y en avait qu’une.

Recruter nécessite de faire des différences entre les candidats. Discriminer, au vrai sens du mot. On ne recrute pas celui ou celle qui « a le profil », mais celui ou celle qui semble le mieux adapté au poste et à l’équipe.

En refusant de prendre le risque d’être éliminé, vous perdez vos chances d’être sélectionné. Alors sortez du bois.

Et vous, quelles sont vos qualités ?
Quel avantage en tireront ceux qui travaillent avec vous ?

Commentaire(s)

  1. Jean Marie,

    une petite question (un peu idiote et insolente, mais comme toutes les questions), peut-on dire dans ce cas que l’on est mechant (parceque je crois que dans certains jobs, c’est effectivement une qualite, d’une certaine facon, non?)

  2. Franchement Fabrice, oui, on peut dire « méchant », à condition de s’expliquer. Dans quelles circonstances vous êtes-vous montré « méchant » et comment ?
    Le mot « méchant » n’a pas de sens hors du contexte, pas plus d’ailleurs que le mot « gentil ».
    Mais vous voyez bien qu’en se disant « gentille » cette personne ne jouait pas du tout sur le même registre que vous si vous vous dites « méchant », ou « paresseux ». Elle en jouait pas sur le paradoxe, ce que vous serez peu ou prou amené à faire. (Paresseux = super efficace).
    Au passage ça me parait plus difficile à définir, la méchanceté, que la gentillesse, sauf en creux (anti-gentil).
    Je ne suis en revanche pas sûr qu’il faille être « méchant », dans tel ou tel poste. Il y a plein de façons de plumer un canard, ai-je lu il y a peu, et moi je dis qu’il y a plein de façons de réussir dans une mission.
    Je vous laisse la façon méchante !

  3. Ca va paraitre un peu « mechant » justement, mais je crois me rappeler d’un prof de Francais en 5eme qui me disait que lorsqu’on decrivait un personnage fade dans un roman ou dans la vie, et un peu bete, on le disait generalement « gentil » (D’ailleurs ca se dit: « Mouais, il est gentil quoi…(soupir) »…. Non?

  4. Je me suis toujours considérée comme « gentille » dans le travail (en gros, j’aime bien m’entendre avec les autres, les aider et je n’aime pas dénigrer ou détruire).

    Bien évidemment jamais je ne mettrai cela dans une lettre de motivation. Mais là, je fais un bilan de compétences. J’ai donc « subi » des tests psychologiques où ma gentillesse est ressortie d’une manière bien plus intéressante dans le cadre de la recherche d’emploi : être « gentille » se transforme alors en être capable d’une grande capacité d’écoute et donc de travail en groupe, mais être gentille me donnerait également des capacités à mettre en confiance les gens, à pouvoir mettre en confiance un groupe et donc à l’aider à travailler sereinement, être une force pour avancer.

    Je ne sais toujours pas comment je peux valoriser cet aspect de ma personnalité auprès de recruteurs, mais au moins je vois davantage cette gentillesse un peu « bébête » en qualité, donc ça donne un peu confiance en soi, et me permettra peut-être de présenter cet aspect lors d’un entretien…

  5. En fait, on en revient toujours à la même chose je crois ;)
    Tout dépend de la (des) situation(s) où l’on a été gentil, on remarque vite la différence entre la personne gentille (bonté d’ame) ou la personne gentille (un peu niaise)

  6. Je crois que le problème vient surtout de la connotation négative qui accompagne le terme « gentil ». Mais, Adrienne, tu as justement trouvé les termes qu’il faut employer avec les recruteurs: capacité d’écoute, mise en confiance…

    La première fois que j’ai rencontré une conseillère en orientation professionnelle, elle m’a dit tout de suite qu’il n’y avait pas de personnalité idéale dans le monde professionnel. Il faut toutes sortes de personnalités car au final on est complémentaires. Tout dépend donc du travail qu’on veut exercer.

  7. je pense que la gentillesse peut etre une qualité comme un défaut .
    Car il faut savoir doser

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