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Comment réussir à ne pas se vendre

publié le 24/04/2008 par dans Afficher dans Méthode, Passer un entretien

On lit et on entend beaucoup que pour décrocher un emploi « il faut savoir se vendre ». Cette phrase me paraît contestable, moralement et pratiquement. Il y a bien quelque chose à vendre, mais pas « soi ».

Lorsqu’une entreprise recrute un(e) candidat(e) elle conclut avec lui ou elle un « contrat de louage de services ». C’est comme ça qu’on appelait autrefois, en termes juridiques, le contrat de travail.Ce qui fait l’objet d’un paiement, c’est le service rendu. Entre le ou la candidate et le recruteur, il va donc être question de deux choses : l’activité qui sera menée et le résultat/profit qu’on en attend. Bien entendu, les modalités, la manière, l’environnement, les conditions de cette activité sont importants. C’est pourquoi la personnalité et les motivations du candidat intéressent tant le recruteur : comment va-t-il (elle) s’y prendre ? Est-ce que la mission va le mobiliser ?

Si le candidat cherche à se vendre, lui, il déplace à mon avis le sujet : c’est sur le service qu’il faut se focaliser. Ce qui n’exclut pas de parler de soi : comment je vois les choses, ce que je comprends, ce qui m’intéresse là dedans, comment je travaille, à quelle occasion j’ai pu faire la preuve de cette capacité, etc. Mais en entretien, en me centrant sur le contenu du job, sur les attentes de l’entreprise, je suis dans une attitude de dialogue et d’argumentation, alors qu’en essayant de me vendre, je me centre sur moi, et je prends le risque de parler tout seul, d’affirmer au lieu de démontrer. Les questions que je pose sont mes meilleurs arguments.

Commentaire(s)

  1. N’est-ce-pas Courrier Cadres qui a publié récemment un article sur le savoir-être première compétence demandée par les recruteurs ? Or comment valoriser le savoir-être sans se vendre ?
    Les compétences techniques ne sont presque jamais évaluées contrairement à ce que croient la plupart des jeunes (cf. les questions sur le forum). Je commence à croire que le technique n’est pas important. Et quand je vois ce qu’on apprend en cours, je me demande comment les bâtiments peuvent encore tenir debout. Mais là je dérive sur un autre point (la responsabilité des jeunes ingénieurs et le départ à la retraite prématurée de ceux qui ont les compétences).

  2. Il me semble, Aurélie, que j’ai expliqué dans le billet comment on pouvait parler de soi sous forme d’exemples d’actes, d’actions, plutôt qu’en « vantant la marchandise »…;-) Le titre sous forme de paradoxe, ne doit pas faire oublier le reste du billet !
    Vous soulevez par ailleurs un vrai problème, celui de la responsabilité sur le réel, de vrais bâtiments à vraiment construire. Responsabilité qui nous tombe (ou saute) dessus lors de notre passage à la vie d’adulte au travail. C’est vrai, c’est une aventure impressionnante; le soutien des générations plus expérimentées est en effet à ce moment là le bienvenu, si on n’installe pas une stupide rivalité entre « jeunes » et « vieux »

  3. ça me rappelle une conversation récente avec mon amie, sur le mode – que connaissent bien les chercheurs d’emploi – pourquoi tu n’essaies pas ceci (la banque, la finance, ça fait rêver), et pourquoi tu ne joues pas un peu la comédie en entretien, quitte à redevenir toi-même une foi que tu seras embauché. Mais la pente est très glissante: au-delà de l’aspect moralement contestable d’une telle attitude, ma courte expérience en entreprise m’a déjà montré que les relations humaines y sont suffisamment complexes pour que l’on n’y arrive pas en portant un masque supplémentaire à celui que nous portons tous un peu dans nos relations avec les autres.

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