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Le diktat du dress code…

publié le 09/04/2008 par dans Afficher dans Méthode, Vie en entreprise

Si vous voulez un exemple de langage élaboré mis au service de l’ironie, fait main, allez lire le mail adressé il y a quelques mois par le DRH de Mazars aux salariés de cette très sérieuse entreprise.

Au passage, vous y apprendrez qu’on ne plaisante pas avec la tenue vestimentaire dès lors que l’image de l’entreprise est en jeu. Reconnaissons-le, ce DRH là est un rien conservateur. Mais il est, je pense, loin d’être isolé. Oui, le monde de l’entreprise est normalisé. Mais ne poussez pas des soupirs scandalisés, la normalisation, elle frappe un peu partout.

Je me souviens qu’à une époque, ne pas être vêtu de noir était impensable dans le monde des étudiants. Et un jour je fais une petite conférence sur la recherche d’emploi dans un amphi, à Poitiers. Quelqu’un me demande :
– Est-ce qu’on doit vraiment s’habiller en costume-cravate ?
– Si la cravate ne me parait pas essentielle, oui, il vaut mieux respecter les codes en vigueur et s’habiller plutôt « ville ».

Protestations dans l’amphi, où j’entends : « Ah, c’est vraiment nul de devoir se mettre en uniforme, comme ça. » Je n’ai pas retenu un éclat de rire : ils étaient tous, mais vraiment tous, habillés exactement de la même façon, filles et garçons. Bref, l’uniforme, ça les connaissait. Mais la contrainte qu’on s’impose à soi même est perçue comme une liberté.

Dans le même ordre d’idée, une fois j’ai entendu un cadre me raconter comment il subissait une pression assez dure de ses collègues à cause de sa manie de s’habiller en costume-cravate dans sa nouvelle équipe, où le jean-baskets-pull règne sans partage.
Les codes inversés sont encore des codes. On n’y échappe pas.

Commentaire(s)

  1. Bonjour.

    Je ne trouve pas anormal de s’habiller en tenue de ville que ce soit pour un entretien ou pour son job. C’est un signe de respect pour ses interlocuteurs (recruteurs, collègues, clients). Maintenant, il est vrai que l’on peut délaisser la cravate.

  2. Personnellement quelqu’un jugeant de ma personne par un simple regard sur mon apparence n’est pas une personne vers qui je ferrai l’effort d’entré dans un quelconque dialogue. C’est pour moi une personne aveuglé, probablement peut être par les bénéfices en terme de capitaux, mais il s’agit de tout sauf d’une personne faisait le moindre effort pour ouvrir les yeux…
    J’ai toujours cru et agit selon le principe que les vêtements servaient juste à ne pas être nu devant ses prochains, par pudeur. Le fait que je porte tout mes vêtements jusqu’à ce qu’ils soient parfaitement détruits après les rafistolages m’a permis de faire des rencontres de gens d’une profondeur infini et dont j’ai la prétention de dire qu’il fut impossible de les rencontrer dans le contexte du paraître et du semblant.
    Faire un effort vestimentaire pour moi ne peut d’ailleurs que se concevoir dans le cadre d’une rencontre avec une personne dont notre estime la porte au plus haut. J’ai du mal à me résoudre à faire un effort pour des personnes qui me jugeront en premier lieu sur l’aspect le moins représentatif de ma personne si ce n’est le seul aspect qui ne me représente pas.
    Pour un DRH, censé amélioré et fluidifier les rapports dans l’entreprise, écrire d’une telle manière est en effet assez consternant. Autant les salariés censés représenter directement l’entreprise à l’extérieur se doivent d’avoir une tenue irréprochable, autant je ne comprend pas pourquoi celui ci ne s’occupe pas de virer tous ceux pour qui son mépris semble sans limite

  3. Bonjour,

    Je me souviens d’une jurisprudence d’il y a quelques années portant sur le port (redondance, pardon) du bermuda au bureau, en été, en pleine canicule.
    L’employé en question faisait du back office, ne voyait pas un client, ne « représentait » pas l’entreprise. Dans le cas du Groupe Mazars, entreprise de consulting, un secteur connu pour sa « rigidité » vestimentaire, je comprends. Mais dans le cas cité plus haut, quel intérêt d’imposer des codes vestimentaires?
    J’ai la chance de travailler dans une entreprise commerciale dans laquelle nous respectons les « codes » vestimentaires les plus classiques lors de nos réunions avec nos clients, mais, le reste du temps, c’est un exercice libre. Et je remercie mon chef de nous laisser cette liberté nous permettant d’être à l’aise au jour le jour.
    Au fait, l’employé en bermuda a été licencié sec, si je me souviens bien, car il ne rentrait pas dans le cadre des normes établies de l’entreprise.

  4. Bonjour,

    il faut reconnaître que les hommes ont beaucoup moins de liberté que les femmes en matière d’habillement. Notamment en été, où il nous est plus facile de porter une tenue plus légère, tout en restant sophistiquée.

    Je conçois que le bermuda au travail n’est pas du meilleur effet, quoiqu’il existe des bermudas « habillés ». Etant donné les prévisions climatiques, il est à espérer que l’on permette dans les prochaines années une tenue de travail d’été pour les hommes…

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