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Le stage, une bonne affaire ?

publié le 07/04/2008 par dans Afficher dans Méthode, Etudes et argent, Galère, Stages

Je reviens sur un long commentaire de Noël, qui date un peu mais abordait des questions qui me paraissent mériter discussion.

« Je constate que j’ai beaucoup appris en 6 mois de stage, presque autant qu’en 7 années d’études, ce qui me fait parfois penser que j’aurais pu me contenter de 3 ou 4 années d’études, suivies d’une entrée directe dans la vie active. »
> Je trouve cette déclaration bien définitive ! On ne poursuit pas des études uniquement pour entrer plus facilement dans la vie active, mais aussi… pour élargir et/ou approfondir ses connaissances, s’exercer à la réflexion, à la conception, acquérir des méthodes de recherche… Des acquis pas toujours immédiatement utiles mais qui apportent une richesse personnelle et professionnelle indéniable. Ou alors on est, en quelque sorte, passé au travers des gouttes, en ne retenant que les aspects purement techniques, utilitaires de ce qu’on a appris, lu, entendu et vu! Noël me parait trop aimer le raisonnement pour être de ceux là. Rassurez-vous, Noël, un jour viendra qui tout paiera ! (j’ai lu ça dans Tintin, étant petit, et j’ai trouvé que c’était joli, sauf que c’était un moitié méchant qui disait ça).

« Les grandes écoles ont multiplié les périodes de stage, assurant ainsi à certaines entreprises un roulement régulier de collaborateurs qualifiés à bon marché, aboutissant ainsi à faire financer des start-up par les parents des stagiaires. »
> Cette remarque fait écho chez moi, j’ai été tenté de demander des parts dans la société qui a gardé mon fils en stage pendant des mois. Mais au bout du compte, cette antichambre de l’emploi s’avère efficace. Ce que nous en savons, par enquêtes, à l’APEC, c’est qu’avec 1 stage, on trouve plus facilement un emploi qu’avec 0, que 2 stages valent mieux qu’1, 3 mieux que 2… J’imagine qu’il y a une limite, mais les entreprises françaises aiment les candidats qui ont une expérience pratique.

Pour autant la question de savoir avec quoi on vit pendant les stages reste entière.

Commentaire(s)

  1. Mes propos étaient certes – à dessein – excessifs, mais il n’empêche qu’avec l’augmentation du coût des études, les étudiants attendent bien un « retour sur investissement ». Cette attitude consumériste rend les étudiants plus critiques et exigeants par rapport à leur formation, ce qui est pour moi positif, mais elle engendre aussi l’utilitarisme que vous soulignez…
    Je suis aussi d’accord sur l’effet bénéfique des stages sur l’insertion professionnelle. J’ai cependant rencontré – et c’est assez inquiétant- des jeunes déjà complètement désabusés par rapport à l’entreprise et au cynisme des plus vieux. Il est aussi amusant de voir que le débat se concentre, comme c’est souvent le cas en France, autour de thématiques morales et règlementaires, alors qu’il vaudrait peut-être mieux réfléchir aux causes profondes du phénomène des stages à répétition (carences du management dans les entreprises, multiplication des périodes de stages de la part des universités et écoles, règlementation sociale) et proposer des solutions pragmatiques (par exemple permettre aux stagiaires de cotiser à l’Unedic).
    Enfin, vous citez Tintin, c’est une excellente lecture, parfaite pour s’évader et oublier ses soucis!

  2. Le stage constitue une variable d’ajustement des entreprises, en terme d’effectif et de coût, c’est un fait. Utiliser les termes de formation, d’utilitarisme sociale pour la notion de stage est choquante, insultante à la fois pour l’ensemble de la jeunesse française.

    Pourquoi donc payer de 0 euros à presque le SMIC, de jeunes gens qui devraient être payé 2 à 3 SMICS ? Les salaires de la direction générale des grandes entreprises françaises restent les plus élevées en Europe, les parachutes dorées également, le salaires des jeunes en France le plus bas. Jetez donc un oeil à Londres, le paradis du libéralisme économique paie mieux ses jeunes que la France, férue de droits de l’homme.

    J’ai des amis qui ont fait pendant deux ans des stages dans des institutions publiques à 250 euros par mois, voire 0 euros au début, pensant que cette expérience déboucherait sur un contrat ferme.

    J’ai des amis qui ont fait des stages de Chef de produit dans des laboratoires pharmaceutiques, qui commercialisait peut-être des médicaments contre la galère !

    A titre d’exemple, le salaire d’un PDG d’une banque française avoisine plus de 500 000 euros par an avec un variable très flottant. Dans cette banque française, une grande quantité de stages est à pourvoir pour des sommes modiques.

    Lesdits employeurs, au plus haut degré de la direction générale, devraient à mon sens être pénalement responsable. Or, les pouvoirs publics, hommes politiques et élites privées se moquent de la santé de sa jeunesse.

    Il ne s’agit pas là d’adopter un ton virulent bien au contraire, mais de dire clairement la vérité avec la sagesse de l’honnête homme.

  3. Antoine, je fais un billet pour répondre à l’essentiel de votre commentaire, qui m’ amené à penser à une chose que je n’avais pas dite.
    Concernant les salaires, je l’ai déjà écrit, les types qui gagnent 500000 Euros par mois plus des bonus il y en a vraiment très très peu et ce sont de tels cadors que même si leur salaire nous paraît énorme, nous pouvons reconnaître, en tous cas moi, que nous ne sommes pas à leur niveau.
    Pourquoi refusez-vous obstinément d’aborder le problème de votre propre recherche, comme si cela ne vous intéressait pas ?

  4. Bonjour, un stage est un véritable atout!

    Jeune diplomee d’une ESC, je souhaiterais travailler dans le marketing de la grande consommation (et forcement pour des entreprises multinationales).

    Mon projet est difficile à réaliser car j’ai des expériences de stages en mkt (mais dans le secteur aérien, pas chez Nestlé ou Danone ou encore P&G)

    Quelle est la bonne stratégie à adopter selon vous?
    Emploi : postuler d abord aux département vente avant de passer au mkt?
    Stage : M inscrire au CNAM et espérer un stage d’une année?

    Merci de vos réponses

  5. Jennifer

    Les départements marketing des grandes entreprises vendant des bien de grande consommation sont très convoités. Je ne sais pas vraiment pourquoi, ou plutôt je me demande s’il n’y a pas un peu de quiproquo dans ce désir si partagé d’y travailler.
    A votre place, je ferais 3 choses, en commençant par la première qui ne vous fera pas plaisir :
    1- Je chercherais sincèrement quel bénéfice pour moi j’attends de la réussite de cet objectif. Interrogez le fameux « ça m’intéresse » que vous auriez tendance à répondre à ma question. Il y a surement des secteurs beaucoup moins convoités et qui répondraient autant, voire mieux, à vos attentes.
    2- Je prendrais contact avec le plus possible de personnes qui pourraient me permettre d’approcher ce milieu professionnel. Anciens de votre ESC, par exemple. (S’il y en a zéro, ce n’est pas très bon signe…) ou par cercles concentriques, en utilisant par exemple, les réseaux sociaux internet Linkedin ou Viadéo.
    3- Plutôt que d’envisager un stage (mais après tout pourquoi pas) j’essayerais de me faire une expérience compatible, « préparatoire » en quelque sorte. De la vente, oui, c’est quand même très formateur et c’est une filière de qualité je pense. Interrogez ceux qui sont en place pour vous le faire confirmer. Ou alors, retour au 1er conseil, du marketing B. to C. mais dans des activités moins courues. Le service, par exemple. Il y a des jobs passionnants au carrefour du commercial et du marketing dans les services. Je pense par exemple au transport public, à la restauration collective…
    Si vous entreprenez le réseautage, racontez-nous !

  6. Bonsoir, (une nouvelle fois, si je peux abuser de votre temps)

    Car j’ai besoin de vos réponses.

    Eh bien, je ne sais pas ce que vous souhaitez dire par « réseauter »?
    J’ai tenté de « réseauter », en contactant quelques personnes et en me rendant sur des salons et interrogeant clairement ce type d’entreprise (voir Forum PACA avec Masterfoods,Pepsico, coca, et danone).

    Résultats : ces entreprises recherchent des profils comme le mien, mais je reste en concurrence avec des jd qui eux ont deja realisé un stage adéquat. Donc peu de chance pour moi, vu que le métier de chef de produit chez eux est tres convoité comme vous le dite.

    stage = emploi potentiel
    mais pas de stage = pas d emploi = pas opportunités de gagner en expérience

    Il est vrai qu’il y a aussi des entreprises régionales et nationales (mais le secteur appartient à une poignée, nous sommes d accord).

    Cependant, j’ai de la ressource (intérieure j’entends) et je continue à me dire : pourquoi pas moi????

    J’ai mal orienté ce stage, mais cela n’enleve pas ma motivation, mais allez expliquer cela à un employeur (ils ne sont pas conseillers d orientation!!!)

    Meme probleme pour un bon ami en biotech (marseille à luminy).
    Nous venons d’un milieu modeste, avons accomplis un parcours qui nous semble honorable (sans vouloir dire qu’un job nous ai dû, loin de là) Nous avons encore le droit d’espérer.

    Ma solution (qui n’est pas une réalité) les contacter autrement que par leurs sites institutionnels, coincée dans des « champs obligatoires » et des « votre demande de stage nous est bien parvenue, malheureusement… »

    Soyons pro-actifs, les français sont fascinés par les nord américains. Ils nous veulent revenant de là bas, mais ne sont pas prêts à passer aux techniques rh d’outre atlantique…. No way!

    Je suis prête à être « assessée », ce qu’ils prennent pour de l’assessment quoi?? Je veux ma chance…

    Et puisque mon expérience vient du secteur aérien où j’ai passé une année, eh bien, je vais peut etre y retourner? Meme si les perspectives d’emplois sont plus que minces.

    Voilà, je ne trouve pas de réponse : je vais tenter toute les stratégies qui ne mangent pas de pain. Au risque de paraitre incohérente.

    Je suis toujours ouverte à vos avis et comments pour sortir de la touche sur laquelle je me suis mise.

    Bien à vous,

    Jennifer

  7. Retour sur mon post

    La 3eme stratégie, passer du commercial au marketing me semble envisageable, mais en restant prudente.

    Le Category Manager est un pro du mkt opérationnel, il travaille avec des responsables des ventes, alors je vais tenter. Mais là aussi le stage est primordial voire indispensable.

    Par contre, j’ai beaucoup d’intéret pour les produits tangibles et je pense qu’il est urgent que j’intègre le secteur. A moins que les recruteurs trouvent mon expérience en transport aérien (taxi aérien précisement) intéressante. C’est un concept novateur en europe, contrairement aux USA où il est à maturité. Soyons fous, je vais le mettre en avant!!!

    Nous jugerons ensuite leur ouverture d’esprit, ou leur cantonnement sur une politique rh auto-centrée (meme si je comprends leurs raisons)

    A tres bientot, pour les resutats
    SVP : Comment etre mise en relation avec un JD ayant les mêmes questions que moi??

  8. Bonjour Jennifer,

    Je suis moi-même jeune diplômé d’une ESC et il y a quelques semaines encore j’avais un problème similaire au tiens: J’avais effectué différents stages, qui mis bout à bout, s’étalaient sur un total de plus de 24 mois. Malheureusement, les industries dans lesquelles j’ai travaillé ne m’intéressaient plus du tout (ou je n’y voyais pas de débouché) lors de ma recherche d’emploi.
    Comment faire pour convaincre un recruteur alors que je n’ai jamais travaillé dans son industrie ?
    J’ai commencé par me demander ce que j’avais appris pendant mes stages, quelles erreurs j’avais pu faire, qu’est-ce que j’ai bien fait, qu’est-ce que j’aimais faire, qu’est-ce qu’au contraire m’a particulièrement déplu…
    Ensuite, en fonction de ça, j’ai commencé à chercher quelles industries correspondaient le plus à ce que j’avais aimé et quels postes avaient le plus de choses que je pouvais « revendre » en tant que « similaire » lors de mes stages précédents.
    Au final, après plusieurs entretiens où je terminais « le deuxième meilleur candidat », j’ai fini par décrocher un poste dans une entreprise et avec des responsabilités qui me plaisent énormément, et pour la première fois de ma vie, je vais au travail tous les matins avec un grand sourire. (Pourvu que ça dure !)

    Si je peux me permettre de répondre aux questions que tu poses à M. Blanc:
    – Comme lui, je t’invite à re-penser l’industrie que tu souhaites intégrer ? Pourquoi la grande consommation?
    J’ajouterais que tu ne cites que les grosses boites qui sont en effet celles qui attirent le plus d’attention et le plus de candidatures, mais as-tu recherché des boites « moins connues » ? Je pense notamment quelques sociétés que je connais mais qui à mon avis ne sont pas aussi réputées que P&G ou Nestlé, telles que TULIP ou King Of Shaves…et j’imagine qu’il y en a d’autres…

    – Commencer à un poste commercial plutôt que marketing, et espérer évoluer, oui oui oui, à mon avis, c’est la stratégie à adopter dans cette industrie, surtout avec ces grandes boîtes qui attirent « tout le monde »…Si j’ai lu beaucoup de brochures d’ESC avec des témoignages d’anciens y travaillant en tant que « chef de produit », toutes les personnes que je connais moi dans ces boites y sont rentrées à des fonctions commerciales…

    – Pour discuter avec des Jeunes diplômés, comme M. Blanc les cite, les réseaux sociaux tels que Viadeo ou Linked In sont excellents, j’anime moi-même un forum pour les étudiants en marketing que des Jeunes Diplômés fréquentent également (cf lien ci dessus, désolé de faire de la pub, ce n’était pas le but de ce message), donc pourquoi ne pas y lancer un appel à témoignages, mais aussi et tout simplement…Qu’en est-il de tes camarades de promo ?

    Bon courage !

  9. Merci Axel,

    Cela me donne une meilleure vision de la réalité. Au moins, je peux mieux définir ma stratégie et oui, je serais tres heureuse d’accéder à ton blog. En ce qui concerne les copains de promo, eh bien beaucoup ont réussi à décrocher le job de leur reves, mais ils sont bien sur passé par une phase de stage.

    Merci encore, pour le message.

  10. Bonsoir,

    Eh bien, ça y est j’ai décroché un stage dans le marketing opérationnel et dans le secteur qui m’intéressait (agro), en plus c une boite d’origine US (je pourrais m’immerger ds leur culture et leurs petites bulles caféinés…)

    Je suis tres heureuse et je compte faire mes preuves, pour eventuellement rester là bas.

    Seul bémol, se loger à Paris!!

    Mais ce n’est pas cela qui m’arretera!

    Bien à vous,

    jennifer

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