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Les jeunes diplômés créent des entreprises

publié le 27/03/2008 par dans Afficher dans Marché, Quel job pour moi?

Sur le site de l'Apce , on trouve des chiffres émanant de l’Observatoire des pratiques pédagogiques en entrepreneuriat, l’Insee et l’enquête Sine 2007. Près de 21 000 créateurs d’entreprise en France ont moins de 25 ans. Vous vous attendiez à un tel chiffre ? Pas moi. Ils représentent 6,6 % des créateurs d’entreprise en 2007, et les 25/30 ans 15% (48 300 personnes). En revanche, très peu se sont lancés dès la fin de leurs études (la plupart sont issus de l’enseignement supérieur). L'expérience, même courte, semble être un préalable nécessaire. On apprend aussi que les jeunes femmes constituent la moitié des étudiants créateurs (contre 29 % pour les autres catégories de créateurs). Il me semble que créer son entreprise est plus facile lorsqu'on a moins à perdre. Abandonner des revenus fixes, mettre en péril ce qu'on a acquis quand on a 45 ans, ça me paraît plus dur que de se lancer quand on n'a ni salaire ni gros besoins. Mais comme certains me l'ont rappelé dans les commentaires, il faut quand même se loger, se nourrir etc… Cela dit c'est peut-être plus naturel de convaincre un client d'acheter mon produit ou mon service que de le convaincre de m'embaucher ?

Commentaire(s)

  1. Deux filles de ma promo ont montées, juste après avoir été diplômées, une entreprise de conseil dans le secteur événementiel. Alors certes, elles se sont appuyées sur les ressources humaines de notre école de commerce (en particulier pour trouver des personnes capables de les aider à monter le dossier financier) mais il n’en reste pas moins que je reste sceptique face à cette démarche.
    Comment être un interlocuteur crédible dans le conseil lorsque l’on a à son actif que deux ou trois stages (certes de longues durées) ? Et comment se créer rapidement un carnet d’adresses ?
    Je n’ai pas eu de nouvelles à propos de cette entreprise et effectivement il n’y a pas grand chose à perdre, si ce n’est du temps et de l’énergie. Par ailleurs, si cela tourne au fiasco, pourront-elles s’intégrer dans des entreprises qu’elles n’ont jamais vraiment connues ? Il y a un écart entre être son propre patron et s’intégrer dans une entreprise et je me demande comment les RH apprécient ce genre d’expérience …

  2. Oui, bien-sûr que cette expérience peut être considérée comme excellente. Combien de décideurs se plaignent de ne pas trouver de cadres ayant l’esprit d’entreprise.
    Il suffira de montrer une vraie motivation pour le job offert, ne pas donner l’impression que c’est trop un « plan B ».

  3. Aurélie, j’ai omis de répondre aux questions que vous vous posez sur la légitimité de l’intitulé « conseil ». Je suis au fond assez d’accord avec ce que vous dites. Mais « conseil » est parfois un mot un peu « en avant » de la réalité du service. Il y faut du culot quand même, c’est clair.
    Avoir une offre de service concrète et argumentée, dont les avantages pour le client sont démontrables, c’est la clef du succès d’une bonne recherche d’emploi et aussi d’une bonne création d’activité. Le culot qui permet de ne douter de rien et en tous cas pas trop de soi, il n’y a pas que les créateurs qui l’ont.
    Pour le carnet d’adresse, il y a une bonne littérature sur le sujet. Il faut utiliser ce qu’on a au départ, essayer ensuite que chaque personne donne deux ou trois contacts et ainsi de suite. Les réseaux sociaux sur le web peuvent y aider et vous savez, l’Apec est partenaire de Linkedin.

  4. Il est vrai que devenir son propre patron est le souhait de beaucoup de gens, et plus particulierement des jeunes diplômés qui voient l’avenir en grand. Je pense qu’on est toujours gagnant en devenant entrepreneur. Si l’entreprise marche bien et fait des bénéfices alors tout va bien. Si elle se plante, ce n’est pas grave, contrairement à ce qui a été dit, ce n’est pas du temps perdu. Les employeurs apprécient les personnes qui se lancent dans de tels projets car c’est une preuve de courage, d’initiative, d’autonomie et d’ambition. Il suffit de bien vendre son truc. Et il ne faut pas oublier toute l’expérience acquise qu’il faut mettre en valeur.
    Mais faut-il déjà trouver l’IDEE pour créer sa boite!

  5. Cette expérience difficile de création d’entreprise ne sert qu’à soi-même et se révèle parfois épanouissante. Par contre, les entreprises qui recrutent par le biais de services de ressources inhumaines écervelées se moquent bien de savoir, si un(e) candidat(e) a créé son entreprise. Par ailleurs, le carnet d’adresses que vous évoquez met bien dix années à se construire solidement. Entre-temps, il faut se nourrir et se loger. Bien sûr avec une formation courte de type CAP, BEP notamment, les perspectives de création d’entreprise sont beaucoup plus porteuses de promesses que celle des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur souvent déformés par un long cursus d’étude.

  6. Je pense, comme Issam, que créer une entreprise ne peut, au pire, pas faire de mal. Mais mieux que cela, un tel projet peut être un vrai tremplin vers d’autres horizons, et les employeurs sont hyper-réceptifs à ce genre d’initiative, qu’elle soit couronnée de succès ou non. Pour ma part, j’ai créé ma boîte il y a un an dès la fin de mes études (Dailyweb, le Prêt à Surfer), et si aujourd’hui je me suis mis en retrait pour aller acquérir de l’expérience rémunérée (!), je suis plus que jamais persuadé de la plus-value que cela m’a apporté tant humainement que professionnellement. Alors, à ceux qui ont des idées, je souhaite bonne chance et toute la réussite! Allez-y, osez, il y a de la place pour tous les talents!
    Je découvre tout juste votre blog, Jean-Marie, et c’est vraiment instructif! Merci!

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