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Tous meilleurs que moi

publié le 24/03/2008 par dans A la recherche d'un job, Afficher dans Méthode, Passer un entretien

Noël, compagnon fidèle de ce blog, analyse ses difficultés et nous dit :
« J’ai donc l’impression qu’il y aura toujours un meilleur candidat que moi. »
Je me demande si vous n’êtes pas nombreux à penser cela.

Cela se peut si vous avez un projet professionnel en décalage par rapport à votre profil. Par exemple, j’ai un master 2 de biologie et je veux faire de la recherche. En concurrence avec des docteurs, mes chances sont très faibles.
Comment savoir ? En interrogeant des professionnels, des responsables, des gens qui font le métier aujourd’hui. Les trouver n’est pas très difficile. La grande force du réseau social comme celui auquel l’Apec est désormais lié, LinkedIn, est justement de vous permettre de prendre contact avec ces personnes.
Attention, soyez clairs avec eux : « Je ne cherche pas une introduction, je voudrais que vous m’aidiez à savoir si mon projet est réaliste et mes arguments convaincants. »

Avec un projet réaliste, il faut apprendre à convaincre.

Je laisse encore Noël le dire :
« La raison principale me semble ma personnalité et mon manque de confiance en moi. Pour des raisons que je connais aujourd’hui, je pense avoir du mal à exprimer mon intérêt. La recherche d’emploi touche vraiment à des traits très personnels de notre caractère (…) »
Voilà qui est finement remarqué, Noël. Et vous êtes loin d’être seul dans ce cas.
Se reconnaître une valeur suppose qu’on s’y autorise, ce qui est parfois difficile, en soi : Certains sont conscients d’avoir été survalorisés dans leur milieu familial (« Qu’il est doué, mon fils! »), certains ont été invités à en rabattre (« Comment fais-tu pour avoir seulement 14 en maths ? »). Et puis pour se valoriser, il faut avoir une idée du contexte, de l’environnement. Les enquêtes de l’Apec montrent que les jeunes diplômés se font du monde du travail une idée fausse, naïve ou irréaliste.

Je reviendrai sur ce sujet dans mon prochain billet, celui-ci est déjà assez long comme ça!

Commentaire(s)

  1. « Les enquêtes de l’Apec montrent que les jeunes diplômés se font du monde du travail une idée fausse, naïve ou irréaliste. »

    Possible pour certains. Mais il faut dire que les enquêtes de l’Apec peuvent être affublés des mêmes qualificatifs. Heureusement que d’autres en sont conscients.

  2. Mathieu
    Idées fausses ou naîves: ce n’est pas un jugement de valeur. C’est le constat -lisez l’enquête en lien dans le billet – que le contenu, le quotidien des jobs fait l’objet d’idées ou images qui ne correspondent pas à la réalité vue du point de vue de ceux qui les exercent.
    Les enquêtes de l’Apec sont réalisées selon des techniques et méthodes qui sont publiées et permettent donc de se faire une idée de leur fiabilité dans le détail.
    Vos allégations mériteraient d’être étayées et démontrées.

  3. Je comprends que vous adoptiez cette position, puisque vous travaillez à l’Apec.

    Néanmoins, je trouve que les méthodologies employées par l’Apec pour ses enquêtes font une confiance naïve (complice?) aux réponses émanant des entreprises.
    Nul besoin d’être très expérimenté pour se rendre compte que l’Apec (comme d’autres d’ailleurs) est une « tête de pont » vers un marché. Que ce marché soit un marché de ressources humaines ne modifie pas l’approche que réalisent les entreprises à son égard. Il faut qu’elles en tirent un profit maximal.
    Elles font donc appel à des techniques de communication/marketing, voir à ce que l’on peut qualifier pudiquement d' »arrangements » visant à les valoriser sur ce marché (et à nous balader), qui par ailleurs n’est pas isolé d’autres marchés ; ce qui permet de multiplier les gains.

    Cela abouti par exemple à des chiffres d’embauches optimistes, des rémunérations délirantes, etc… déconnectés de ce qui se passe sur le terrain.

    L’ensemble de ces données mène également à ça :
    « vous avez un projet professionnel en décalage par rapport à votre profil »
    « La raison principale me semble ma personnalité et mon manque de confiance en moi. Pour des raisons que je connais aujourd’hui, je pense avoir du mal à exprimer mon intérêt »
    « Certains sont conscients d’avoir été survalorisés dans leur milieu familial (…), certains ont été invités à en rabattre »
    « Les enquêtes de l’Apec montrent que les jeunes diplômés se font du monde du travail une idée fausse, naïve ou irréaliste »

    Ce que j’appelle « ça », c’est la culpabilisation systématique de celui qui recherche un emploi. Si celui-ci ne trouve pas, c’est forcément de sa faute puisque les données communiquées par les entreprises nous relatent le contraire.
    Ce n’est jamais par exemple parce qu’il n’y a pas assez d’emplois pour absorber le nombre de personnes devant travailler ; ce n’est jamais parce que les sociétés entretiennent une pression constante visant à une rémunération minimale/compétition maximale/… ; etc…

    Enfin, on peut multiplier les exemples et les démonstrations. Il suffit pour cela de prendre un peu de recul. Les problèmes d’emplois ne datent pas d’hier. Ce qui est inquiétant en revanche, c’est qu’on ne se soit pas rendu compte (ou que l’on nie) que cette situation profite exclusivement à l’une des deux parties en présence sur le marché de l’emploi.

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