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Valoriser un « petit boulot »

publié le 26/11/2007 par dans Afficher dans Méthode, Etudes et argent, Préparer sa candidature

Yannick, de E-recrutement, en commentaire sur les « petits boulots étudiants », nous propose d’aller lire une étude publiée par l’INSEE sur ce sujet, dont il nous donne la synthèse. Merci à lui d’enrichir ce sujet par cette observation objective des choses. On y relève une sorte de paradoxe : plus le job est intéressant, plus il a d’impact sur le futur professionnel, mais plus il compromet les études.

Je n’ai rien à ajouter sur ce paradoxe, mais je voudrais (re)dire qu’à mon sens, n’importe quel job peut être valorisé en faisant ressortir ce qu’on y a appris, en quoi il nous a préparé à entrer dans le monde professionnel. Il faut simplement pour cela en parler avec clarté et de façon concrète.

Exemple: Il est clair que si on se contente d’écrire sur son CV :

– Janvier à juin 2005, livreur de pizzas chez « Super PIZZA, votre partenaire rondeur », c’est un peu insuffisant…

Livrer des pizzas n’interdit pas d’observer ce qui se passe dans l’équipe, les pratiques du manager, le comportement et les remarques des clients, ce qui leur paraît important dans ce produit-service, les installations techniques si je suis technicien, la ville si je suis urbaniste. Bref, il est inutile de s’obliger à faire bêtement son travail.

Et ainsi, pour parler de ce que je peux connaitre, faire la plonge dans un resto apprend à travailler en équipe, permet d’observer les pratiques du management « basique » dans la cuisine, mais aussi donne une précieuse expérience de ce que c’est qu’un travail physiquement dur, ce qui évite le mépris mal caché par la suite. Livrer des pizzas fait comprendre l’importance du service par rapport au produit, de façon plus concrète que n’importe quel cours de marketing…

Chaque expérience peut – et doit- être valorisée comme préparation à la vie active, ce qu’elle est forcement, à mon avis. Il faut un peu de réflexion, c’est vrai, car pas mal de ces acquis nous paraissent anodins. Mais vos proches, par exemple vos parents, peuvent peut-être vous mettre sur la piste.

Commencez par cette question : qu’est ce qui m’a étonné, dans cette expérience ? qu’est ce que j’ai découvert et que je ne connaissais pas ?

Je suis prêt à aider un(e) d’entre vous, pour l’exemple, à faire ce travail de réflexion.

Commentaire(s)

  1. Bonjour,
    J’ai rédigé un cv dans lequel j’ai décliné pour mes stages et jobs d’été mon expérience avec: entreprise, effectif, chiffre d’affaires, départements, actions et résultats.
    Une conseillère et une animatrice d’atelier recherche d’emploi m’ont suggéré de ne pas donné autant de détails pour mes jobs d’été, mais simplement: « divers postes occupés en été ». Je ne suis pas vraiment d’accord avec elles et sollicite votre avis.
    Merci.

  2. Bonjour,

    Durant mon parcours d’études supérieures je me suis expatrié en Angleterre pour y suivre une formation en Business Administration au sein d’une université.

    Ainsi, j’ai pu découvrir une nouvelle culture mais également j’ai au l’occasion de travailler à côté afin d’arrondir mes fins de mois.

    Cette expérience fût très particulière puisque j’ai eu l’opportunité de travailler au sein d’une « Chicken Factory », comprenez ici une usine de poulet où plus de 100.000 volailles sont abattus par jour (l’usine de ce secteur la plus importante du Royaume).

    Cet extra n’est pas forcément très valorisant sur un plan professionnel. Car mes emplois au sein de cette usine fut aussi bien de la manutention dite de base (emballage, tris, nettoyage, … ) mais également un poste au sein de l’abbatoir. Emploi très bizarre, peu motivant, mais rémunérateur pour un étudiant de 21 ans qui se retrouve à l’étranger sans grand moyen.

    Ainsi, pourriez-vous m’indiquer s’il est possible de mettre en avant une telle expérience ? Et si oui, comment le faire ?

    Merci par avance de votre réponse.

  3. Ai, Cette expérience est au contraire exactement de celles qu’on peut valoriser ! Une expérience de travail ouvrier, dans un milieu étranger est évidement précieuse. On se plaint assez du manque de connaissance de terrain des cadres ! Avoir partagé la vie des ouvriers en Grande Bretagne est un gage de votre capacité aujourd’hui à connaître la culture de ce pays, et le monde de la production industrielle, qui est devenu presque un pays étranger pour la plupart des « beaux esprits », donc à travailler désormais « impeccablement » avec eux (anglais et milieu industriel)! Vous devriez prendre le temps de réfléchir à ce que vous avez découvert, appris, compris… De quoi vous avez pris l’habitude, quelles coutumes usages vous savez maintenant respecter. Depuis cette expérience, quand on parle des ouvriers, des « couches populaires », vous n’avez pas l’impression d’être un peu au courant ? Même si vous êtes issu d’un milieu ouvrier, vous en connaissez maintenant l’intégralité. C’est un vrai capital, comme aurait dit Bourdieu.
    Comme vous ne dites pas ce que par ailleurs vous avez fait comme études, je ne peux pas vous aider à faire le lien avec ces dernières… Dites nous en plus !

  4. Alexandra, je vais répondre à votre question en faisant un billet parce que je pense qu’elle peut concerner tout le monde.

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