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Les 7 plaies du recrutement : comment les éviter

publié le 22/04/2016 par dans Afficher dans Méthode, Emploi

Comme  l’Egypte autrefois, le recrutement souffre de sept plaies, qui sont pour vous, candidats, autant de problèmes ou d’obstacles à éviter. Si certaines de ces difficultés vous sont imputables, vous n’en êtes pas responsables, car le plus souvent vous répondez à la commande.
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Tout de suite, et pardon par avance à ceux qui seront froissés, voici ce que je pense être les 8 plaies du recrutement. Autrement dit, les difficultés systémiques dont souffre cette activité en France, et qui augmentent la difficulté d’accéder à un premier emploi.

1- La rigueur procédurale et l’impossibilité de remettre en cause les décisions venues d’en haut,  qui conduit à réduire à zéro la capacité d’initiative (d’adaptation) des personnes qui sont en charge de la sélection des candidats, privées de tout pouvoir réel, et priées de considérer comme une contrainte d’airain ce qui n’est qu’une « idée du chef »;
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2- De ce fait, la confusion entre le besoin et la solution imaginée (Le profil recherché), beaucoup plus facile à concevoir par les managers ;
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3- Une conscience très forte (exagérée selon moi) du risque qui conduit à se couvrir;
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4- La croyance non dite que seul le passé du candidat est prédictif de sa réussite future, qui conduit à « cloner » et fabrique un obstacle sérieux à l’embauche de ceux dont le parcours est par définition léger ;
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5- le robinet d’eau tiède et les omissions dans la communication de recrutement, qui privent les candidats de la possibilité d’argumenter réellement;

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6- Les techniques inculquées aux candidats pour leur permettent de se ressembler tous. À vouloir éviter l’élimination on finit par se priver de la possibilité d’être sélectionné;
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7- le dogme : « il faut savoir se vendre » qui conduit le candidat a parler de lui et de ses qualités au lieu d’argumenter sur les missions et la façon dont il les réaliserait si il était recruté.
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Je vais revenir en détail sur certaines de ces « plaies », mais vous avez, si vous venez ici depuis un peu de temps, déjà lu des choses sur certaines. Je vais, une nouvelle fois parler de stratégie, de tactique, de marketing, de techniques de vente et de communication. Ca va sans doute prendre 3 ou 4 billets.

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Commençons par éclaircir la question du recrutement.

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Le recrutement est un processus qui consiste à

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1.    Recueillir et définir un besoin de compétences et/ou de service, à la demande d’un utilisateur potentiel ;

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2.    Identifier et attirer des candidats possibles sur un marché de l’emploi éventuellement interne ;

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3.    Évaluer chez eux des compétences qui présagent une performance suffisante dans les missions qui seront confiées ;

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Afin de

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4.    Décider qui engager ;

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5.    Négocier et conclure un contrat de travail, pour s’assurer les services d’une de ces personnes ;

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6.    L’intégrer et la mobiliser efficacement dans l’organisation grâce à ce qu’on a appris de cette personne pendant la procédure d’évaluation.

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Comme on l’a déjà dit, dommage que le mot « discrimination » soit utilisé pour une pratique illégale, parce que tout cela repose sur la capacité à discriminer, pris au sens « faire des différences« .
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l’employeur doit essayer de définir ses besoins « par différence » avec un profil-type sur le poste en question.

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Il doit chercher à « faire la différence » dans sa communication auprès des candidats potentiels pour attirer les meiux adaptés et décourager les autres

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Il ne peut recruter que s’il parvient à faire des différences entre les candidats.
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Pour le candidat, même nécessité : faire la différence entre les annonces, se montrer différent en quelque chose, (mais pas trop, non plus rappelez-vous, « ni clown, ni clone« )

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Bon, vous le voyez, ce n’est pas gagné. Dans la vraie vie, c’est un peu le contraire, tout ressemble à tout, chacun est semblable à tout le monde…

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Voilà le sujet des prochains billets : comment panser les sept plaies du recrutement.

 

Commentaire(s)

  1. (26/4) Je viens de corriger une coquille dans les chiffres : le N° 2 avait sauté si bien que, passant du 1 au 3 on numérotait jusqu’à 8. Voilà qui est rectifié.
    —-
    Pire : il s’avère que ce ne sont pas 7 plaies qui se sont abattues sur l’Egypte pour convaincre le Pharaon de laisser partir les juifs, mais 10.
    Vous trouverez, si cela vous intéresse, deux références sur le sujet.
    Les 7 plaies d’Egypte, les dix fléaux. (l’oeil au débat)

    et
    l’article de Wikipédia sur le sujet.
    Mais il semble que des livres pieux juifs et musulmans n’en relatent que 7…

  2. Monsieur Blanc, vu votre bio, ça fait 8 ans au moins, que vous n avez pas travaillé en entreprise dans le recrutement, et ça se ressent. Moi ça fait 10 ans et j y travaille encore… Vous vivez dans le monde des bisounours, clairement comme la plupart des conseils vers les recruteurs ou vers les candidats que je peux lire : ils sont dogmatiques et éloignés du terrain et des pratiques actuelles.

  3. @ Juan :Ça fait même beaucoup plus longtemps.
    Mais à l’Apec nous sommes en permanence au contact des entreprises et des cadres qui postulent et même de ceux qui recrutent (ils viennent aussi nous voir).
    Mais plutôt que de pointer d’où je parle, quels sont les points concrets dans ce billet qui vous paraissent en décalage avec la réalité que vous vivez dans les entreprises d’aujourd’hui ?
    Avez-vous quant à vous une expérience différente et comment la caractérisez-vous ?
    Pouvez-vous démentir une de ces plaies que je décris ? En quoi est-ce « bisounours » ?
    .
    Peut-être êtes-vous recruteur et je comprends alors que vous vous soyez senti stigmatisé. Croyez bien, au contraire que je milite depuis des années pour qu’on redonne de la marge de manœuvre aux professionnels, dans les entreprises. Pour les intermédiaires, à eux de gérer la situation de concurrence qui peut les amener à dire un peu trop « oui » et pas assez « mais ».
    Je serais heureux de débattre avec vous comme avec tous sur ce sujet.
    En gardant en tête que ce blog s’adresse en principe aux jeunes diplômés, même si certains professionnels me font l’honneur de venir le lire. 😌

  4. Je lis l’article en diagonale et je suis surtout impressionné par la clarté de la visions des 7 plaies ou les 8 …

    Impressionnant de clarté et de justesse … du mal de notre France bien malade !

    Quand on pense qu’il suffirait de recruter les gens pour leur donner une chance de montrer ce qu’ils savent vraiment faire !

    PS : ah oui c’est ce que l’on fait déjà dans tous les autres pays du monde ! 

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