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Les « débouchés » selon le diplôme et les disciplines

publié le 20/01/2015 par dans Afficher dans Marché, Economie et emploi, Idées fausses, Préparer sa candidature

Les enquêtes de l'Apec, celles du CEREQ,de l'INSEE, des différents observatoires, relayées  les analyses sérieuses de la presse (comme celles du Monde que je vous ai signalées),tout, ou  presque, va dans le même sens, et concours à affirmer quatre"vérités", même si je me dois de poser des guillemets autour de ce mot qui est un rien présomptueux. 

1. Disposer d'un diplôme de l'enseignement supérieur est un véritable atout pour bien commencer sa vie active. Ainsi le taux de chômage des jeunes  qui disposent d'un diplôme du supérieur est 3 fois moins élevé que celui que subit les jeunes sans diplôme ou avec un brevet, 1,7 fois moins que ceux qui ont un bac.

 

 

taux de chômage selon le diplôme et l'âge (source INSEE 2013)
unité : % 15-29 ans 30-49 ans 50 ans et + Ensemble
aucun diplôme ou CEP 37,8 17,2 9,9 16,8
Brevet des collèges 28,6 12,3 6,6 14,5
CAP, BEP ou autre diplôme de ce niveau 21,9 8,6 6,2 10
Baccalauréat ou Bac Professionnel 17,3 7,6 6 10,1
BAC + 2 10,5 4,6 3,6 5,7
Diplôme  supérieur 10,2 5 5 6,1
Non déclaré 29 19 18,3 21,7
Ensemble 18,4 8,1 6,5 9,8

 

Qu'on arrête de prétendre  que ça ne sert à rien de faire des études. Même parmi les 50 ans et plus il y a un taux de chômage deux fois moins élevé chez les diplômés du supérieur que chez les non diplômés. 

2. Les diplômes bac + 5 conduisent à un job de cadre, pour près des deux tiers de ceux qui trouvent un job, près de la totalité après quelques années. En revanche, parmi les jeunes qui trouvent du trouvent un travail après une licence  (le taux d'insertion est au moins aussi bon que ce lui des bac + 5 et au delà ) sont 8% à être cadres.

3. Le taux global d'insertion à moins d'un an , plutôt encourageant même s'il s'est affaissé ces dernières années,  recouvre des différences fortes suivant les disciplines. Les performances des formations Universitaires rejoignent, voire dépassent aujourd'hui celles des écoles, à discipline comparable. Mais les écarts entre les disciplines les plus professionnalisantes et les autres sont importants :

C'est donc une bonne idée quand on vise une insertion rapide et de qualité,  de choisir pour finir ses études des cursus tournés vers le monde du travail, pour compléter une formation qui en serait trop éloignée. c'est aussi une bonne idée que de transposer la description du contenu de sa formation – les matières académiques- en compétences, c'est à dire en capacité à résoudre des problèmes, réaliser des choses, améliorer ou tirer partie de situations. Il y a plusieurs billets sur ce sujet dans ce blog, mais on pourrait y revenir.

3. La spécialisation est un atout. Pourvu, bien-sûr que cette spécialisation soit parlante, attractive pour les employeurs futurs. Encore plus attractif, la double formation, qui en réalité est plus commune qu'on le croit, notamment en sciences, puisqu'on ne fait plus guère de sciences sans compétences à manipuler des outils informatique (programmes, commandes d'appareils, etc.) et sans maîtriser l'anglais professionnel basique. La bonne idée, ici, c'est évidement de s'adapter à la demande en décrivant son cursus de la manière qui sera parlante, attractive pour le futur employeur. Je sais, je suis en train de vous proposer de mettre un peu votre drapeau dans votre poche. Mais si vous êtes physicien, il y a des chances pour que vous vous retrouviez, quoi qu'il arrive, dans le monde de l'informatique. Alors, donnez-vous toutes les chances de les intéresser et faites un CV tourné vers ces métiers, où la physique, snas disparaître, sera traitée comme une sorte de support au développement de vos compétences digitales. L'autre CV, celui de physicien servira pour l'autre recherche d'emploi.

4. ET au final quel jugement portent ceux qui vous ont précédé sur leur job,  éventuelle adaptation aux dures réalités du marché ? Eh bien ils en sont contents :

 

 

 

S'adapter, ce n'est pas si douloureux…

Commentaire(s)

  1. Bonjour et merci pour votre très instructif que je ne manque pas de consulter régulièrement!

    Concernant l’insertion sur le marché de l’emploi, c’est un sujet que je scrute particulièrement en ce moment car je souhaite compléter ma double formation (Master AES en Médiation et Communication et Maîtrise Langues Etrangères) pour espérer enfin m’insérer sérieusement sur le marché du travail.

    J’ai une très bonne maîtrise de trois langues et je pense intégrer un Master de Traduction. Mais les informations concernant les débouchés professionnels sont assez contradictoires: sur certains sites (dont Onisep) on explique que les besoins en traduction/interprétariat vont croissant tandis que certains (désolée je n’ai plus d’exemple en tête) expliquent que ce n’est pas un métier d’avenir et les statistiques ne leur donnent pas spécialement tort (voir le tableau plus haut sur l’insertion des diplômés LEA).

    Je ne sais pas trop comment traiter ces infos, à qui me fier… je ne souhaite pas passer une année de plus sur les bancs de la fac pour me retrouver au final encore au chômage. Après mon Master, j’ai été au chômage 2 ans (presque 1 ans de chômage total) et ce n’est pas faute d’avoir cherché.

    Avez-vous des conseils pour ne pas se perdre dans ce dédale d’informations et qui m’aiderait à prendre une décision éclairée?

    Merci par avance et désolée pour le message fleuve!

  2. Myriam
    Si les informations sont si contradictoires, c’est qu’il faut faire la différence entre le développement du besoin d’un service ou d’un produit et les tensions sur le marché de l’emploi.
    Le besoin de traduction se développe peut-être mais il y a peut-être aussi, parallèlement, un trop grand nombre de postulants.
    Le problème des informations à caractère général comme celles de l’ONISEP, c’est qu’elles ne peuvent pas intégrer des éléments qualitatifs ou nuancés. Par exemple il y a peut-être des formations phares dans ce domaine. Et en tous cas une hiérarchie dans les compétences. Le diplôme Est-il une garantie de la véritable maîtrise de la ou des langues en question ?
    Visez-vous la traduction ou l’interprétariat ? Il est clair que les personnes compétentes en traduction simultanée sont recherchées.
    Par ailleurs, la traduction est un domaine très vaste. Bon nombre de traducteurs sont plus ou moins spécialisés dans un domaine. Les doubles compétences y sont particulièrement appréciées.
    Je crois, par ailleurs, que les traducteurs sont souvent cantonnés dans la traduction vers leur langue maternelle, ce qui rassure le client quant à leur maîtrise du langage idiomatique.

    Dans ces conditions, il me semble que vous devez d’abord vous rendre capable de rassurer moi « clients » quant à votre niveau de maîtrise des langues que vous avez étudiées. Envisagez aussi de vous former à la traduction simultanée, ou dans le cade de congrès par exemple ( prise de notes suivie de rédaction de compte-rendus dans une ou plusieurs langues).
    Dans les secteurs concurrencés, il y a inflation dans l’exigence des recruteurs, et la motivation, la capacité relationnelle, la réactivité et l’autonomie sont indispensables.
    Un dernier point : il y a pas mal de postes ouverts par concours dans les organisations internationales (commission européenne, parlement européen, cour internationale des droits de l’homme, ONU et ses agences (UNESCO, UNICEF, OIT, OMS…), OCDE, Banque Mondiale, FMI…..

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