La recherche et l'entreprise, deux mondes incompatibles ?
publié le 21/04/2011 dans
Economie et emploi, Cursus/études
Il est vital pour notre pays d’entretenir le savoir, la recherche et l’innovation. Chaque fois que je lis “sciences humaines“, je me demande pourquoi les références y sont tellement anglo-saxonnes. Les francophones publient-ils moins ? Leurs publications sont-elles moins décisives ?
Pendant les débats que j’ai animés au cours des salons “Research” de l’Apec, j’ai plusieurs fois entendu que le fossé entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée tend à se combler. Et surtout que l’innovation se nourrit de la recherche.
Les pistes technologiques sont nombreuses et hasardeuses, si bien que la connaissance, qui “ouvre les voies”, est… fondamentale !
D’ailleurs, le marché de l’emploi dans le domaine de recherche est en expansion ; en France encore plus qu’ailleurs ! Il faut dire que le pourcentage de salariés dans ce domaine y est inférieur d’autres pays.
Les docteurs, après avoir consacré plusieurs années à la recherche, ont développé une compétence pour la démarche, le travail de la recherche. Or, bien des entreprises semblent encore privilégier les ingénieurs, dont l’esprit et la culture leur paraissent sans doute plus adaptés. Je trouve révoltant d’entendre des docteurs raconter qu’ils se sentent contraints de cacher leur doctorat pour ne pas être écartés des recrutements.
Identifier et analyser les réticences des entreprises à l’égard des chercheurs passe par:
- une réflexion plus approfondie sur les compétences mobilisées pendant la thèse ;
- un travail, de deuil parfois, sur le sens et la nature des satisfactions attendues dans le travail.
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Oui, c’est très vrai, je dirais même plus! On invente plus rien, on vend tout et on copie tout (c’est plus facile d’empocher les revenus des taxes d’importation, les manipuler ou bien on vit sur les acquis des entreprises du passé que les dérégulations du marché de la communauté européenne continue de balayer au “gran dam” des entreprises françaises -multinationales- et ce sont des pans de l’économie française qui partent quand on ne sait pas très bien quand ils vont revenir -s’ils reveniennent- et puis ensuite les français restent toujours frileux à l’expatriation -et donc, on nous parle du fausse globalisation. La vrai, elle ne vient pas, et puis ensuite on vous demande de tout partager, les salaires, le temps de travail, les loisirs,…etc. Cela me semble un véritable paradoxe. Quand il ne faut pas en rajouter avec les problèmes environnementaux, qui ont du mal à trouver de véritables solutions- Pourtant, comme vous le dite si bien, les docteurs font aujourd’hui parti de cette catégorie -et pourtant tout le monde reconnait bien que sans recherche et developpement, il n’y a pas de survie dans un monde de concurrenciel….La concurrence est partout ajourd’hui dans les professions, entre les générations, entre les français et les étrangers,….Les thèses sur des problématiques pratiques son rares alors qu’il faudrait les multipliées dans l’espace, l’alimentaire, l’eau, la finance,….
Rédigé par : GS RADJOU | 22/04/2011
Pour connaitre un peu le milieu de la recherche, je peux vous dire que les idées cherchant a rapprocher recherche fondamentale et recherche appliquée sont souvent avancées par ceux qu’on appelle “les entrepreneurs académiques”, c’est a dire ceux qui recherchent des contrats de consulting auprès d’entreprises.
Les universités américaines, et dans une moindre mesure anglaises, dominent les activités de recherche, en partie a cause des américains et de leurs moyens pharaoniques, et inrejoignables.
L’autre raison, c’est la prédominance en France des grandes écoles, qui recrutent les meilleurs étudiants en general, qui sont les seules a pouvoir se comparer a des universités de recherche US ou anglaises.
Ceci dit, un doctorat est un diplôme tres spécialise qui conduit essentiellement a une vie tournée vers l’enseignement et la recherche, et qui n’est JAMAIS un super-master (beaucoup de doctorants commencent ce diplôme en faisant cette erreur)
Par ailleurs, les recherches qui sont vues comme les plus prestigieuses sont le plus souvent fondamentales et non-appliquées, même a standard egal, c’est une règle quasi-sans exceptions, quel que soit le sujet(a part peut-être en médecine)
Rédigé par : Fabrice | 22/04/2011