Intéressant billet sur le blog de Claude Lelièvre hébergé par Educpros, qui explique que la capacité à “agir en fonctionnaire” fait l’objet d’une épreuve sur dossier (soutenance orale) au CAPES et à l’agrégation. Il s’agit de vérifier que les candidats enseignants sont prêts à se conduire en agent de l’Etat, à en respecter et diffuser les valeurs clefs, à se conformer à un code de déontologie professionnelle. Bref, une véritable compétence.
Or des profs de philo contestent cette épreuve au nom de la liberté de conscience, qui leur semble compromise par le flou du contenu de l’épreuve.
Il me paraît assez juste de demander à des agents de l’Etat de ce niveau qu’ils connaissent un peu son organisation et les valeurs fondatrices qu’ils s’engagent à respecter.
Ne confondons pas Etat et pouvoir exécutif ! On voit bien que dans leur esprit il s’agit juste de ne pas se sentir obligés de vanter le gouvernement en place ou d’avoir la liberté de militer contre une mesure gouvernementale. Mais serait-il acceptable que les professeurs répandent auprès de leurs élèves des idées racistes, fassent l’apologie de la dictature ou prêchent pour une secte religieuse ?
En effet, être fonctionnaire ce n’est pas juste avoir des horaires raisonnables, la sécurité de l’emploi et l’impression de travailler pour le bien général en échappant à la logique “marchande”. C’est aussi entrer dans un système et participer à son fonctionnement, adhérer à ses valeurs et s’y conformer.





