novembre 2009
L Ma Me J V S D
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Mots-clés

Voir plus de mots clés

Comment éviter de prendre un calmant avant un entretien

publié le 23/11/2009 par dans Afficher dans Méthode, Passer un entretien, Préparer sa candidature

Un(e) ami(e) va passer un entretien, il (elle) panique et vous avez décidé de l’aider?

Faites comme ma femme l’autre jour (comme celle de Columbo, ma femme est d’un précieux conseil) . Cette histoire me parait exemplaire, elle peut devenir une vraie technique pour préparer un entretien.

La copine en question avait demandé conseil à un coach, qui pour une somme coquette, lui avait fait répéter une présentation d’elle-même. Elle voudrait la repasser une dernière fois. Mais se présenter pour quoi, pour qui ? Comment être sûre d’intéresser son interlocuteur ?

On s’intéresse au poste à pourvoir : les circonstances de la mission, ce qui a été fait déjà, comment et à partir de quoi la mission va commencer. Ma femme suggère à son amie d’imaginer ses premiers jours, mettons ses 10 premiers jours (peut-être 20, 100 ?). Au passage, la liste de ce que la candidate a besoin de savoir s’allonge…

=> Le fait d’expliquer ce que vous savez du poste à quelqu’un qui n’est pas dans le coup, (si possible un peu étranger à votre domaine de compétence), d’en décrire le contenu, ce que vous devinez des difficultés, comment vous allez vous y prendre est évidement un entrainement formidable pour cet entretien. Ne serait-ce que par l’intérêt (et donc la motivation) dont vous ferez preuve en montrant combien vous avez réfléchi. Si en plus vous vous êtes renseigné, documenté sur la boite, sur les éléments clefs de la mission, la démonstration est complète.

En vrac, quelques sujets de réflexion / discussion : (mais vous pouvez aussi vous reporter aux sujets envisagés ici).

- Quelle est la finalité de la mission, quels sont les résultats à atteindre ? La finalité c’est le résultat global, l’enjeu, la raison de créer le poste. Les objectifs traduisent cette finalité de façon mesurable et dans le temps.

- Comment s’y prendre ? Qu’avez-vous besoin de savoir, d’apprendre pour faire ce travail ?

- De quels atouts disposez-vous pour réussir ? Et d’ailleurs, qu’est-ce qui permettra de déclarer que la mission est réussie (ne mélangez pas cela avec les objectifs, c’est un peu différent) ?

- Quelles questions le candidat ne voudriez-vous pas qu’on vous pose et comment y répondre ?

Bref, vous le voyez, les sujets ne manquent pas. Mais l’important, me semble-t-il, c’est l’explication, puis l’exploration du poste pour et avec un interlocuteur neutre, mais amical, donc rassurant. Prévoir une telle préparation en 2 temps (l’intervalle pour combler les lacunes révélées par le premier entretien serait parfait).

En tous cas, la copine de ma femme n’a pas pris le médoc qu’elle avait prévu de prendre pour se calmer, et l’entretien a duré deux heures, ce qui prouve l’intérêt qu’a suscité sa candidature.

Merci qui ?

Commentaire(s)

  1. Vous abordez sous un angle plutôt comique, si les recruteurs avaient le sens de l’humour, j’en doute, même la grognasse des ressources inhumaines a comme un balai dans le derrière, alors que je suis tout sourire. A la fin d’un entretien, vous avez l’impression d’avoir perdu votre temps et votre argent. Vous pouvez êtes compétente, correcte, gentille, votre correction et votre gentillesse ne seront même pas remerciés.

    Vous ne connaissez visiblement pas la forme de l’entretien qui au bout du vingtième ressemble à un interrogatoire de police, même la maréchaussée serait plus aimable, et Dieu sait que je n’ai pas la maréchaussée dans mon coeur !.

    Vous évoquez le calmant, même un médecin ne vous pose pas autant de questions sur votre grippe, et la visite est même plus courte, et encore c’est pour le bien, votre santé, de votre grippe. Et d’ailleurs, c’est fou de prendre des médicaments pour aller à un entretien… Votre titre devrait plutôt se « révolter » contre cette pratique.

    Par ailleurs, poser des questions, c’est déjà être indiscret. Même si votre C.V est très précis, lorsqu’on vous demande, alors là c’est 6 mois, 1 an, ah non, c’est 6 mois et 15 jours, même dans une affaire policière, l’inspecteur Columbo ne vous ferait pas tant de chichis. Et là, le nom de la personne avec qui vous avez travaillé, c’est qui ? Et là, vous faites, ça, mais pourquoi vous avez été licencié. Et là, vous êtes sûrs d’être diplômée de cette école. Il y en a qui pipote, vous savez…. Voilà, de ma propre expérience, l’oeil du recruteur est coupable, souvent. D’ailleurs, pourquoi la candidate n’interrogerait pas l’employeur, sur sa vie professionnelle. Vous êtes en poste depuis combien de temps ? etc

    Entrevoyez plutôt l’entretien sous un autre angle.

    Envisagez-le sous l’oeil d’un entretien payant par exemple que l’employeur serait obligé de réuménérer… Je ne pense pas qu’il faille martyriser les gens avec des entretiens qui de toute façon ne mène nulle part…

    Se préparer à un entretien, c’est déjà se laver, s’habiller, et tout cela c’est un coût.

    Et parler de l’entretien comme vous en faites, ce n’est pas apporter des solutions, c’est créer des problèmes à de pauvres jeunes.

    Par exemple, croyez-vous acceptable de faire passer un entretien de 2 heures à quelqu’un, je ne pense pas. C’est une opération chirurgicale, non j’en doute. Dites-leur plutôt de refuser catégoriquement ce genre d’entretien.

    Elevez les esprits, plutôt que de les abaisser vers la soumission.

  2. Carole
    vous semblez en avez gros sur le coeur à ce propos. Il y a, c’est certain, des recruteurs qui profitent éhontément du pouvoir que leur donne leur position. Il y a aussi, vous avez raison de le souligner, des entretiens très intrusifs. Quelqu’un m’a envoyé il y a peu un questionnaire, reçu d’un cabinet de recrutement, complètement délirant.
    Mais ce n’est quand même pas la majorité. Recruter, c’est, pour l’entreprise, une affaire sérieuse et même angoissante, à certains égards. Ca explique, sans des investigations trop personnelles à votre gré.
    Les recruteurs surinvestissent sur l’entretien, je vous l’accorde. Mais non, le cv ne suffit pas. Vous êtes plusieurs candidats sélectionnés pour le poste, lorsqu’on vous invite à un entretien et il faut maintenant vous départager. Les détails qu’on vous demande sont intéressants par eux-même, mais surtout on a envie de vous entendre en parler. Je reconnais que le questionnement pourrait être plus ouvert, plus subtile que ce que vous dévrivez. Mais une attitude fermée, réticente, paut aussi désarçonner le recruteur, le mettre sur ses gardes. C’est une interaction, ne l’oubliez pas.
    Vous ne pouvez pas ignorer la dimension personnelle dans l’adaptation à un poste, en rapport avec le niveau d’autonomie. Vous n’échapperez donc pas à devoir échanger avevc un recruteur. Plus vous serez fermée, plus lapidaires seront vos réponses, plus les questions se feront pressantes.
    Mais vous n’êtes pas obligée de subir une recruteuse rigide et mal aimable. En effet, je l’ai d’ailleurs déjà dit, partir, abandonner cette personne à ses démons est une solution radicale mais parfois nécessaire. En tous cas je l’ai pratiquée, quant à moi.
    J’aimerais vous dire, si vous supportez mal les entretiens, de passer des concours administratifs, mais je crains que ce soit désormais, là aussi, un passage obligé.

    Je vous confirme qu’un entretien de deux heures me parait plutôt un bon signe. Mais évidement je parle d’un entretien, d’un dialogue, pas d’un interrogatoire !
    Mais la question que je me pose, c’est : qu’est ce qui vous fait tant souffrir là dedans ? Où est le problème ? peut-être pourrait-on déméler ces noeuds? Je sais bien que comme vous le laissez entendre, vous n’êtes loin d’être la seule à être ainsi désemparée face aux pratiques des recruteurs.
    Par ailleurs, dire que je préconise la soumission, c’est inutilement vexant.

  3. Excusez du peu, j’ai récruté des gens, j’ai toujours eu du tact. Je n’ai jamais fait déplacer les gens pour rien, j’ai toujours fait des entretiens pas trop longs, pour ne pas gêner les gens.

    Si certains DRH sont malades, qu’ils aillent se faire soigner !

Ajouter un commentaire

* champs obligatoires